Les blogs et le podcasting débarquent sur La Libre et La DH

A partir du mois de janvier, les journaux La Dernière Heure et La Libre Belgique vont se lancer dans la grande aventure des blogs et du podcasting. Ils seront les premiers en Belgique francophone à oser se jeter à l’eau et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne vont pas faire les choses à moitié ! Jugez plutôt …

Podcast

Dans ce podcast, Patrick de Lannoy (directeur de la cellule multimedia du groupe IPM) nous explique dans quel esprit ces nouveautés vont être mises en place et, d’une manière générale, comment la façon de travailler des journalistes va être modifiée au quotidien grâce à ces nouveaux outils.

Avec la construction prochaine d’un tout nouveau bâtiment entièrement dédié à une production multimédia (le texte, le son et la vidéo, le tout en réseau et avec une rédaction encore plus ouverte aux contributions de son audience), le groupe IPM s’adapte ainsi de manière assez spectaculaire aux boulversements qu’engendre le Web 2.0 dans les groupes de presse. Quand on observe le déclin général de la presse papier (en termes de lectorat et de parts de marché publicitaire), il est rassurant de constater qu’en Belgique aussi nous sommes capables d’une telle mutation.

J’ai vraiment eu beaucoup de plaisir à discuter avec Patrick de Lannoy. Je le remercie  d’ailleurs chaleureusement d’avoir accepter de partager ses réflexions avec moi (et avec vous aussi par la même occasion). Très au fait de la « culture » des blogs et des attentes des internautes en terme de participation active à l’Information, Patrick de Lannoy joue un rôle prépondérant dans la mise en place de cette nouvelle structure rédactionnelle.

Vu la qualité de la réflexion menée en interne et l’investissement matériel et humain consenti pour faire basculer ses titres dans l’ère du « tout communiquant », je me dis qu’IPM a vraiment su saisir la balle au bond et que, malgré les risques inhérents à un changement de cette envergure, ses titres pourraient très rapidemment recueillir les fruits de cette audace.

Ce qui est certain en tout cas, c’est que La Libre et La DH prennent aujourd’hui une sacrée longueur d’avance sur leurs concurrents. A condition bien sûr de savoir éviter les écueils propres à la blogosphère, de gérer les trolls qui ne manqueront pas de surgir ci et là et d’entretenir la motivation de leurs journalistes dans cette nouvelle manière d’aborder leur profession.

Un livre sur le podcasting (rien que ça !)

Well Well Well !

Un simple mail peut parfois vous chambouler l’emploi du temps comme c’est pas permis. Mardi passé, alors que j’étais tranquillou en train de me creuser la tête sur mes obligations noéliennes ainsi que sur le prénom définitif dont nous affublerons notre deuxième rejeton (il est temps … l’attérissage est prévu pour fin janvier), je reçois un mail des éditions parisiennes Eyrolles me demandant si par hasard je n’avais pas envie de participer à la rédaction du livre consacré au podcasting.

Éditions Eyrolles

Imaginez deux secondes ma gueule…

Un petit coup de fil plus tard avec la charmante Sophie Paniel et voilà t’y pas que je me retrouve avec une centaine de pages à écrire, (pour hier évidemment, sinon ça ne serait pas marrant) avec pour consigne de me mettre à la place du novice qui veut absolument s’essayer au podcasting.

Inutile de vous dire que je suis tout binauche que Bertrand Lenotre (qui préfacera le bouquin) ait pensé à moi pour rédiger ce livre. Mon ego n’est pas prêt de se dégonfler sur ce coup-là mais bon, je ne vais pas faire la fine bouche, ce genre de proposition ne se refuse pas.

Depuis mardi je m’active donc à faire partager de la manière la plus pédagogique possible ma passion pour le podcasting. C’est une démarche vraiment passionnante et, pour un journaliste, un exercice de style d’un genre nouveau auquel je ne pensais pas m’essayer si tôt dans ma carrière.

Je n’ai malheureusement pas l’autorisation de bloguer le bouquin en même temps que je l’écris mais je ne manquerai pas de vous tenir au courant de l’évolution du schmilblick ou à vous demander votre avis sur les outils Mac, que je n’utilises pas vu que je suis un indécrotable PC user, et sur les bonnes adresses que vous conseilleriez à visiter.

Bref, je risque de bloguer sur un mode plutôt light au cours des prochaines semaines. Mais la cause est juste, n’est-il pas ?

Tiens, si vous chopez ce billet en temps réel, vous avez encore tout juste le temps d’allumer votre télé pour regarder le JT de la  RTBF. On devrait, en principe, y parler de podcasting …  😉

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Chaud bouillant !

Pour cause de beaucoup de choses sur le feu en même temps, dont je vous reparlerai d’ici peu, blogging léger et quelques liens en vrac.

–    L’équipe de Pointblog lance un nouveau magazine papier destiné à prendre un peu de recul par rapport au phénomène des blogs et mettre en évidence les pratiques porteuses du blogging. Baptisé Netizen, ce magazine sera aussi distribué en Belgique. Bravo en tout cas à  Cyril Fievet et Christophe Ginisty qui ont porté ce projet à bout de bras

–    Dans un tout autre registre, je voulais revenir deux secondes sur cette info diffusée en début de semaine. Les heureux possesseurs d’une PSP peuvent désormais pomper le JT de RTL-TVi encodé pile-poil pour leur console. J’ai déjà dis tout le bien que je pense de ce mode de diffusion. Si on ajoute à cela le fait que Belgacom et Apple sont en pleines discussions, vous pouvez imaginer toutes les bonnes surprises qui nous attendent dès l’an prochain.

–    La RTBF s’apprête à lancer son offre sur la TNT. Pour la même raison que ci-dessus, vivement le DVB-h arrive.

–   Les blogs français ont 6,7 millions de visiteurs

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Quelle valeur pour la pétition électronique ?

Dans la crise du politique que la Belgique traverse aujourd’hui, on peut sans doute mettre en cause, parmi d’autres éléments, la relation essentiellement passive qui régit les rapports des Belges avec leurs représentants et la politique en générale. Or, depuis une dizaine d’année, l’essor de l’internet permet aux citoyens, non seulement d’être mieux informés, mais aussi et surtout, comme c’est le cas avec le e-business, d’entretenir des relations proactives avec leurs interlocuteurs, qu’il s’agisse d’associations, d’ONG, d’entreprises… Les « blogs », qui fleurissent à une vitesse exponentielle, illustrent bien cette tendance : chacun peut désormais exprimer son avis, réagir instantanément, en un mot savoir et faire savoir

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Dans un tel contexte, il est impératif de développer les outils de l’e-démocratie en Belgique, afin de rester en phase avec des mutations comportementales et sociétales qui n’auront de cesse de se confirmer au fil des années. Les TIC et en particulier l’internet sont des outils privilégiés pour accroître la transparence de l’action législative, et donner aux citoyens les moyens de participation dans la prise de décision qu’ils sont de plus en plus nombreux à exiger. Le concept anglo-saxon « d’accountibility », qui définit les modalités d’un Etat responsable qui rend des comptes, en serait par là même intégré plus profondément dans la pratique politique belge. On reconstruirait ainsi le lien de confiance entre les citoyens et leurs représentants pour mener à bien un projet politique.

En somme, promouvoir « l’e-démocratie » aujourd’hui, c’est renforcer la transparence et la participation.

C’est pourquoi je soumets à votre avis cette proposition dont l’objet est l’introduction de la possibilité pour chaque citoyen d’exercer son droit de pétition en ligne. Les expériences de e-pétition en Ecosse et en Allemagne montrent qu’un tel dispositif apporte une réelle valeur ajoutée aux pratiques politiques pour les citoyens. Près de 1.000 pétitions en ligne ont été déposées au Parlement écossais depuis 1999.

La mise en place d’une telle procédure permettrait en outre de redonner au droit de pétition la place qu’il mérite parmi les outils de proposition et de contrôle dont disposent les citoyens.

Ce texte n’est, hélas, pas de moi. Il s’agit en fait d’une proposition de loi formulée actuellement en France par plusieurs députés, dont plusieurs blogeurs.

Est-ce que ce genre de proposition existe en Belgique (c’est le sens du truchement belgo-français opéré dans le texte)? Quelles sont les outils d’e-democratie qui fonctionnent actuellement chez nous ? Sinon, que pourrait-on envisager  ? Vous avez une idée là-dessus ?

Via Pointblog

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Wake up Miss België !

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François se paie une tranche de blues à propos de l’ouverture d’esprit plutôt étriquée des sociétés/marques belges par rapport à leur présence en ligne.

L’image qui me vient est celle des cartes de jeux de rôles, qui diffusent du brouillard ou de l’ombre dans toutes les parties qui n’ont pas encore été explorées. Sur cette carte, la Belgique serait dans l’ombre.

T’inquiètes François, comme le disait Daniel Auteuil: "Prends garde à toi, si tu ne viens pas à la Blosphère, c’est la Blogosphère qui viendra à toi !"  ;))

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Les blogs au secours des féministes islandaises

Salvor Gissurardottir est responsable de la stratégie web de la Feminist Association of Iceland. Elle blogue depuis 2001 et était présente à la conférence LesBlogs 2.0 à Paris la semaine dernière. Rencontrée via nos photos taguées sur FlickR, nous avons discuté un peu et je ne lui ai pas laissé le choix: la règle n°9 de la charte des féministes islandaises stipule en effet qu’elles doivent  » inform males about feminism ».

Au début des années 2000, la capitale islandaise Reykjavik est cernée par les sexshops et les bars à danseuses. La prositution de jeunes femmes venues du continent avec un passeport d’artistes constitue un commerce lucratif dont personne ne semble s’offusquer, au point que des partis politiques ou des grandes banques n’hésitent pas à faire de leur publicité sur les sites internet de ces lupanars.

Les touristes du sexe, essentiellement venus de Grande-Bretagne, sont nombreux, alléchés par les « A one night stand in Reykjavik » et les « Fancy a dirty week end » proposés par les catalogues spécialisés. La libéralisation de plusieurs secteurs clés de l’économie islandaise (comme la pêche) accroît la précarité de bon nombre de ménages et les violences envers les femmes connaissent une hausse importante.

En février 2003, quelques femmes islandaises se levent pour combattre cet état de fait et rendre aux gonzesses la place qu’il leur revient dans toute société qui se dit démocratique. Une liste de diffusion est créée sur internet et très vite le nombre d’abonnés explose. En mars, la Feminist Association of Iceland est portée sur les fonds baptismaux et en mai, la liste compte déjà plus de 600 personnes, qui participent pour la première fois à visages découverts au défilé du 1er mai.

En juin 2003, elles organisent un évènement baptisé  « Paint the City Pink » à travers lequel elles dénoncent les inégalités entre les sexes et encouragent les citoyens islandais à afficher leur désaccord en s’habillant tout de rose.

Aujourd’hui, grâce à Internet et particulièrement aux liens tissés avec d’autres organisations féministes via les blogs, la Feminist Association of Iceland est devenue l’un des principaux groupes de pression de ce petit pays de 300.000 habitants, perdu aux confins de l’océan Atlantique et de la mer du Groenland. Un de leurs combats actuels porte sur l’égalité homme/femme dans les big company. Inutile de dire que la récente élection de Unnur Birna Villhjalmsdottir au titre de Miss Monde ne leur a pas fait spécialement plaisir

Voici le podcast que nous avons réalisé ensemble (20min). Ne parlant pas un traître mot d’Islandais, la conversation s’est faite en anglais. Je vous la livre brute de décoffrage, tout l’intérêt résidant à mon sens dans le fait que ce soit une discussion et non une interview radio.

Podcast

1’15″/70: Historique de la Femminist Assosiation of Iceland. 3’20″/200: Les évènements qui ont poussé les femmes islandaises à s’unir
7’15″/435: Ce que Salva a retenu de la Conférence LesBlogs
8’15″/510: L’information en Islande
9’50″/590: Les femmes en politique
11’30″/690: Les luttes actuelles au sein de la population islandaise, notamment à propos des concours de beauté.
14’15″/775: Les femmes dans le monde de l’entreprise
15’30″/930: Comment les blogs ont permis aux femmes de s’informer et de s’unir
17’15″/1025: Les progrès engendrés grâce au net, la couverture médiatique accrue.
19’/110: Le future
20’/1190: Conclusions

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