Google News Belgique: levée de bouclier chez les éditeurs 1.0

UPDATE 18 septembre 2006: Les éditeurs belges francophones attaquent Google en justice

L’arrivée ce jeudi de la version belge (en français et en néerlandais) de Google News n’est pas du tout du goût de l’Union belge des Editeurs, de l’Association des Journaux francophones et de leurs pendants néerlandophones. Plutôt que de considérer comme une aubaine la visibilité (l’existence) que leur offre Google en référencant  leurs contenus sur le net, les patriarches vont écrire une lettre (avec un timbre et tout) pour sommer Google de les rétribuer, faute de quoi ils se verront obligés d’envoyer leurs avocats (brr …, Larry et Sergey doivent être en train de chier dans leur froc sur ce coup-là. Warf !)

Payer pour du contenu qu’en deux clics je peux avoir gratos ailleurs ? et puis quoi encore …

Bienvenue dans le Web 2.0 !

Voici un petit podcast réalisé "à chaud" avec Alex, nous y reviendrons plus que probablement dans le prochain PodCafé.

Ecoutez

A lire aussi dans le même régistre le billet que Denis consacre au "Focus Media" du dernier Trends Tendance («Faire payer l’info sur le Net ? Impossible !»), celui de Gaetano qui s’interroge "Est-ce la fin des agences de presse "ancienne version"" ? et celui de François intitulé "Journaux versus Blog: Qui obtient le scoop ?"

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Une réponse à Google News Belgique: levée de bouclier chez les éditeurs 1.0

  1. Comme vous le faites remarquer dans le podcast, et comme je l’ai dit ailleurs (par exemple sur le blog de Denis Balencourt, les medias 1.0 belges sont issus d’une époque qui est terminée. Le pouvoir financier des actionnaires qui sont derrière eux vont ralentir leur lente agonie. Dommage parfois de ne pas être dans un univers plus libéral :oP

    http://www.balencourt.com/com/index.php/2006/01/25/63-presse-et-internet#co

    Le rôle d’intermédiaire que les journalistes ont joué jusqu’ici est désormais relatif. Il n’est plus indispensable.

    On pourrait faire le parallèle avec le pouvoir que l’Eglise catholique avait jusqu’au début du siécle précédent jouant sur des populations dont le niveau d’éducation n’était pas très élevé. Les premières générations formées dans les universités qui sont retourné dans les campagnes (les médécins par exemple) ont pu relativiser les « sornettes » que racontaient beaucoup de prêtres.

    La perte d’emprise de l’Eglise a été liée en grande partie à la progression de l’éducation des personnes.

    Le rôle des médecins et de nombre de professions libérales s’est aussi modifié radicalement à partir du moment où leur savoir (et leur jargon technique incompréhensible) à pu leur échapper.

    Les journaux et les medias 1.0 vivent la même transition. Ceux qui ne s’adapteront pas … rapidement se prendront encore de sérieuses claques.

    Pour revenir à GoogleNews, c’est une chance incroyable de trafic que les journaux vont louper si ils décident de disparaître de ce filtre.

  2. nicolas dit :

    Google doir avoir autant peur qu’Ecclestone pour Francorchamps… :-)))))

  3. C’est amusant, ce post et les commentaires afférents sont un concentré de tous les clichés simplificateurs en vogue sur le Net :

    – Le concept fumeux du Web 2.0;
    РLes vilains journalistes qui ne nous disent pas la v̩rit̩;
    РLes vilains ̩diteurs de presse qui veulent freiner le d̩veloppement du Web;

    Le passage qui compare les journalistes à l’Eglise Catholique m’a bien fait rire. Au moins, j’ai appris que je suis entré dans les ordres.

  4. damien dit :

    Well Olivier, je te sens aigri. Me trompe-je ?
    Je n’ai pas spécialement le temps pour une réponse écrite à tes 3 sentences mais si l’envie t’en dit, es-tu toujours partant pour un podcast ?

  5. Aigri ? Meuh non. Simplement, je suis plutôt amusé par des propos un peu à l’emporte-pièce qui sont hélas monnaie courante sur le web. Par exemple, dans le cas de la lettre des éditeurs envoyée à Google, le débat est infiniment plus complexe que la feçon dont vous le présentez. Un podcast? Why not. On peut arranger ça.

  6. damien dit :

    Bien sûr que la situation est plus complexe ! Mais ça ne m’empêche pas d’utiliser la formule qui me semble la plus adéquate pour expliquer mon point de vue.
    Résumer ce billet à
    – Le concept fumeux du Web 2.0;
    РLes vilains journalistes qui ne nous disent pas la v̩rit̩;
    РLes vilains ̩diteurs de presse qui veulent freiner le d̩veloppement du Web;

    est également de l’emporte-pièce pur jus sur un sujet imminement plus complexe.

    Ca n’empêche pas ton commentaire d’avoir, en soi, une certaine valeur…

  7. Francois dit :

    Le but de mes propos n’est pas de (re)tomber dans un dichotomie classique … une opposition entre les « bons » et les « mauvais », entre les « journalistes » et les « bloggueurs ». C’est un sujet qui a déjà été épuisé ailleurs (en USA, en France, …) par de très brillants orateurs.

    Je dis simplement que l’époque change le rapport à l’information aussi. Le pouvoir d’intermédiaire que les media et les journalistes ont eu (et ont encore) se modifie. Le dire et parler de « pouvoir » n’est pas pour autant une critique ou un dénigrement de leur rôle. Ce sont deux choses différentes et ce n’est pas moi qui fait l’amalgame.

    Les commentaires sur un blog sont courts. Ils sont forcément des raccourcis. Mais des termes parlant de « concept fumeux du web 2.0 » le sont tout autant si pas plus. Ils sont en tous cas révélateurs d’une perception du web.

    Donc si je comprends bien tes propos Olivier nous risquons de voir un dossier « web 2.0 : la grande fumisterie » dans les pages d’Inside dans les mois qui viennent ;o)

  8. Tout n’est pas à jeter dans le concept de Web 2.0 si on le considère comme un modèle purement descriptif et empirique, sans prétention scientifique. Je lui reconnais même une certaine pertinence pour décrire le modèle économique de Google par rapport à celui de Microsoft.

    En revanche, opposer Web 2.0 vs. Web 1.0 comme grille d’analyse systématique, cela n’a vraiment aucun sens. Tout comme parler de « médias 1.0 » quand d’autres seraient déjà à la version supérieure…

  9. Denis dit :

    Ultérieure ne veut pas dire supérieure…

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