+ 35 pc pour la pub en ligne belge en 2005

Les annonceurs ont investi environ 55 millions d’euros en publicité sur le net en 2005, selon les chiffres fournis par l’Internet Advertising Bureau (IAB)  hier. Ce chiffre tient compte d’une estimation sur le "Search" et les liens contextuels, Google refusant de livrer ses données à ce sujet (mais il y a fort à parier que cette forme de pub cannibalise quand même une belle part du parché aux détriment des régies classiques). Au total, plus de 2,2 milliards d’euros ont été investis dans la pub en Belgique en 2005.

En soi, 35 pc représentent déjà une belle progression mais ça reste assez faible par rapport à la France (+ 74 pc) et la Grande-Bretagne (+ 66 pc). 300 campagnes sont développées sur le net chaque mois en Belgique (budget moyen: 53.000 euros). Quant aux formats utilisées, les bandeaux et skycrapers sont toujours les plus prisés (63 pc, en légère baisse quand même).  Le publi-rédactionnel ("content-integration") se ramasse quant à lui une belle casquette (8pc au lieu de 22 pc en 2004)

L’évolution vers la pub sur le net se fait donc de manière plus progressive
qu’ailleurs. Ce qui n’est peut-être pas forcément plus mal car qui dit
gros basculement d’un coup dit forcément prises de risques. Et qui dit
prises de risque dit forcément quelques plantages. Or, il n’y a rien de
pire que des plantages pour faire douter le marché de la pub. Allons-y
donc mollo mais sûrement, c’est le meilleur moyen de combattre la frilosité
des annonceurs. Ceci dit, 77 des 100 plus gros annonceurs belges étaient présents sur el web en 2005.

D’après ce que Patrick Steinfort (General Manager à l’IAB) m’a dit, la multiplication des supports sur le net pose aussi problème car il est de plus en plus difficle (et coûteux) de mettre en place des outils de mesure fiables et précis. Et sans ces outils, difficle de convaincre les annonceurs.

Une autre réflexion intéressante qu’il faisait était que les marketing manager étaient encore souvent issus de la "old school" et que la génération suivante serait certainement plus encline à mettre de gros   budgets sur le net d’ici quelques années, lorsque le management aura été renouvellé.

Quand je lui ai demandé si ce n’était pas aussi dû au fait que très peu
d’agences de pub proposaient de campagnes innovantes sur les nouveaux
supports que sont le blogs ou le podcasts, il m’a répondu qu’il y avait
quand même Emakina qui était présente sur le créneau 2.0.

A priori, je ne dis pas le contraire (quoique). Mais une seule boîte (il doit sûrement y en avoir d’autres), ca fait quand même pas des masses si on compare avec la France, par exemple.

Enfin, il semblerait aussi que les budgets pub pour la télé (qui se taillent tout de même toujours la part du lion) soient ceux sur lesquels les annonceurs rognent le plus ces derniers temps, avec une ventilation sur les autres supports. Dont le web.

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Une réponse à + 35 pc pour la pub en ligne belge en 2005

  1. Ping : Denis au fil du web 2.0

  2. L’argument de la prise de risque ne tient pas. Aujourd’hui, le marché est mature, les acteurs bien en place et les outils se sont professionnalisés. Je ne vois pas pourquoi il y aurait des plantages si les investissements publicitaires online augmentent plus rapidement qu’aujourd’hui. Le véritable danger, c’est au contraire cette stagnation qui risque de laisser le webvertising dans un ghetto.

    Quant à la cannibalisation par Google, je n’y crois pas trop. Le display ad sert principalement à créer de la notoriété, les adwords de l’efficacité (attirer du trafic, des leads, des prospects…).

    Pour le reste, je confirme qu’Emakina est la seule agence à exploiter véritablement les potentialités du Web 2.0 (mais en tant que membre de l’agence, je n’ai pas nécessairement un point de vue objectif sur la question).

  3. Pierre Dubois dit :

    2 remarques concernant les commentaires sur les chiffres.

    Je ne crois pas que la multiplication des supports apporte un réel problème à la commercialisation (et si c’est le cas, je plaide pour le retour au monopole 😉 )

    Je ne pense pas non plus que l’IAB et ces nombreux membress puissent plaider raisonnablement pour une uniformité autour de 2 ou 3 sites

    Je pense que c’est la gestion de la commercialisation qui doit être professionnelle et que le boulot réalisé par les régies professionnelles va dans ce sens.

    En travaillant avec 4 opérateurs (je vous laisse faire votre liste !) il est possible de couvrir largement le marché belge.

    Concernant le côté « old school » des acteurs du marché je ne pense pas que ce genre de remarque va les pousser à investir !

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