La Wallonie victime du syndrôme « H » ? Jawell !

Ce syndrôme, du nom d’un personnage dont on se rappellera la déclaration sur le “contrat Francorchamps” qu’il a a signé mais pas compris parce qu’il était rédigé en anglais, menace en effet la Wallonie puisqu’à peine 19 et 17 pourcent de la population wallonne parlent respectivement le néerlandais et l’anglais.

C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par les professeurs Victor Ginsburgh (ULB) et Shlomo Weber (Southem Methodist University – Texas) et publiée dans la revue Regards économiques de ce mois de juin.

« La Wallonie est par conséquent en défaut sur deux points. Les Wallons n’apprennent pas la langue de la majorité des belges, et ils n’apprennent pas non plus l’anglais, qui pour de bonnes ou de moins bonnes raisons, est devenue la première langue internationale. 95 pour cent des Bruxellois déclarent parler le français, alors que ce pourcentage tombe à 59 pourcent pour le néerlandais. 21 et 17 pourcent des Belges sont unilingues francophones ou néerlandophones et plus grave encore, 57 pourcent des Wallons connaissent uniquement le français. »

Et les professeurs de s’interroger: « Parler de technopoles et de technologie de pointe comme le font les dirigeants wallons, alors que 57 pourcent de la population est unilingue peut paraître paradoxal et suscite des questions »

Dans leur reccomandations les deux universitaires abordent un point qui me semblent très intéressant, et dont j’ai déjà parlé: le doublage des films et interviews en radio et en télé.


« Alors que les néerlandophones acceptent que des films passent en version originale et soient sous-titrés, les francophones, en Belgique comme en France d’ailleurs, veulent voir leurs films en français. Van Parijs (2003) suggère une recette simple et peu, voire moins, coûteuse : il faut cesser de doubler. Non pas que le doublage soit une cause de l’incompétence linguistique, mais la suppression du doublage, remplacé par le sous-titrage (et pourquoi pas dans les deux langues nationales, comme c’est souvent le cas à Bruxelles) ne peuvent pas aller dans le mauvais sens. Pourquoi la voix et la langue de l’interviewé à la radio comme à la télévision doivent elles être sur-imprimées par du français, avec pour conséquence que l’un et l’autre deviennent inaudibles et/ou incompréhensibles ? Certains diront que ceci risque de nous éloigner de notre culture, de nous “américaniser”,écrit Van Parijs. Mais il sugg!re, avec raison, que l’attaque, c’est à dire l’apprentissage de la (ou des) langue(s) étrangère(s) est la meilleure défense, la pire étant l’obstruction. »

Enfin, dans une conclusion tout en délicatesse, les deux profs assument courrir le risque qu’on leur dise:

“Vous tirez sur une ambulance”. Ce n’est peut-être pas tout à fait faux, mais nous répondrons : Le chauffeur de l’ambulance est endormi, et il est temps qu’il se réveille”. Il ne faudrait pas que le comportement qui a été donné par un dirigeant wallon s’exprimant sur le contrat Francorchamps serve d’exemple au reste de la population. »

En extrapolant quelque peu, j’ai bien une petite idée sur le nom que pourrait avoir le conducteur de la fameuse ambulance wallonne, mais je ne parle pas italien et m’en voudrais d’en écorcher la prononciation 😉

Via Pierre André (encore un journaliste blogueur !)

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Une réponse à La Wallonie victime du syndrôme « H » ? Jawell !

  1. Promethee dit :

    Mais que reste-t-il au final ? Les rires ou les larmes ? Heureusement il nous reste le coq hardi, la seule volaille qui chante les pieds dans la merde….

  2. liliav dit :

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