Bloguer moins mais bloguer mieux

When less is more. Je relayais samedi ce billet de Eric Kintz, VP Marketing chez Hewlett-Packard, sur le rapport entre fréquence de publication et notoriété d’un blog.

Seth Godin, l’idôle-gourou préférée de François ;), donnait sa déjà sa propre version en mars dernier. Et vous, Qu’en pensez-vous ?

« RSS fatigue is already setting in. With too many posts, you run the risk of losing loyal readers, overwhelmed by the clutter you generate. Readers will start to tune off if your blog takes up too much of their time. »

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Une réponse à Bloguer moins mais bloguer mieux

  1. Francois dit :

    Tu m’appelles, j’arrive mon loulou 😉

    Une fois de plus, il n’y a pas de règles pour expliquer ce qui fonctionne ou pas en ligne. Cela vaut pour le design et l’ergonomie. Je ne me souviens plus du lien, mais il y a une présentation qq part qui reprend les 10 règles ergonomiques de Jacob Nielsen (sur la création des pages web) en illustrant des 10 contre-exemples qui sont des sites qui cassent la baraque.

    C’est aussi ce que je trouve de génial avec le blogging, c’est qu’il n’y a pas de règle. Certaines personnes ne sortent qu’une note par mois qui fait plusieurs pages A4 avec une réflexion structurée. Et ils ont une audience incroyable. Chacun peut y trouver une formule appropriée à ses contraintes (temps, capacités d’analyses, envie de partager, … ).

    Pour le burn-out RSS, on en revient aux discussions (parfois animées) sur la médiation de l’information. Le travail réalisé dans la thèse dédiée à ce sujet de Jeremy Depauw est intéressant à suivre.

    Un peu comme les clusters de tags sur Flickr, il manque une nouvelle génération d’agrégateurs RSS qui simplifient ce travail. Wikio, Newsvine, … avancent en ce sens mais ils ne sont que les premiers pas dans le sens de cette simplification.

  2. J’ai trouvé ce post très utile parce qu’il rejoint une réflexion en cours. Je sors toutes les deux semaines et ça me prends déjà beaucoup de boulot. Aussi j’ai demandé à mes auditeurs s’il préférait moins d’épisodes, des épisodes plus courts ou des épisodes moins… finis dirons-nous.

    Il y a unanimité sur le maintien de la pertinence. Avec plusieurs commentaires me disant qu’ils préfèrent que je prenne le temps mais savoir que ça vaudra la peine d’être téléchargé.

    Mais, comme le dit François, il y a beaucoup de format possible. En fonction de l’audience qu’on veut atteindre.

  3. Jeremy Depauw dit :

    Je pense ici qu’avec un peu de recul, on assite à un phénomène récurent, bateau et logique, celui de l’information overload. Encore plus qu’autrefois, la facilité du blogging a donné la posibilité à « encore plus de gens » de devenir des médiateurs d’information, en relayant et/ou en apportant une réflection suplémentaire.

    Les outils d’agrégation et de structuration du contenu sont très utiles et permettent effectivement, avec une facilité déconcertante, de prendre en charge la masse des informations intéressantes et utiles. Ceci dit, ce que ces outils gagnent en eficacité, il le perdent par ailleurs. Dans le cas du RSS c’est par exemple la possibilité de suivre de manière structurée des sources intéressantes mais avec le corollaires néfaste qu’on a tendance à ajouter une source à son lecteur avec beaucoup moins de précaution qu’auparavant. Et on se retrouve vite à vouloir suivre 650 sources en même temps (hein paper ?)… Pour le médiateur d’information professionnel (dans le cas de ma recherche, le veilleur et le journaliste)la situation n’est pas meilleure qu’avant elle est juste différente.

    Je pense qu’il faut séparer l’aspect création de contenu et l’aspect maîtrise du paysage informationnel. Bien qu’intimement liés, ils mobilisent des démarches et des impératifs différents. Les questions doivent être prises sur deux plans distincts:
    -Création de contenu: Quels outils? Quel contenu? Quelle audience? Quelle valeur ajoutée ? Etc.
    -Gestion de l’info: Quelles sources? Quels canaux ? Quelle méthode d’agrégation ? Pour quels Besoins ? Etc.

    Le fait que le travail de médiation implique ces deux aspects a tendance est les faire fusionner dans l’esprit des gens mais cela rend les frontières floues et crée des ambiguïtés. Et j’ajouterais que cela déssert la reconnaissance des nouveaux outils (blog, rss, wiki, etc.).

    Le rôle du médiateur, ou l’infomédiaire si on reprend le concept très porteur d’Audrey Knauf, voit son rôle modifié et doit s’adapter, notamment en intervenant de plus en plus dans chaque étape des processus de médiation et de gestion.

    Lorsque j’ai découvert le monde merveilleux des blogs et du Web 2.0, je l’ai considérer (à tort) comme un aboutissement, alors que c’est juste l’étape suivante de l’évolution de l’information et sa maîtrise, dont on ne peut qu’attendre l’avatar suivant…

  4. damien dit :

    merci à vous trois pour ces réponses bien intéressantes !. Perso, en tant que lecteur, j’aime quand un blog que j’apprécie est rafraichit régulièrement, genre deux ou trois articles par jour. Plus, ça devient too much et je commence à sélectionner ou bien à lire en diagonale. En tant que producteur d’infos, il y a toujours ce souci de « parler de tout » de qui semble intéressant au cours de la journée. Chose que je n’ai jamais réussi à faire jusqu’ici sur ce blog … faute de temps et d’énergie.
    >Benoît: tant mieux si cette réflexion cadre avec tes interrogations. Je dirais aussi que, vu la qualité de ton travail, tu aurais intérêt à ne pas galvauder la plus value que tu apportes en postant trop souvent… ou alores tu en fais un job à plein temps 😉 (Why not, in fine ?)
    >Jéremy: tu as sans doute raison. ce que nous vivons actuellement est sans doute le point de départ d’une nouvelle manière d’aborder l’info. Il y a 1 an, j’avais plusd e900 sources dans mon agrégateur. Il y a six mois, j’avais écrémé en monitorant le contenu de très près pour arriver à environ 250 flux. Aujourd’hui, je suis de nouveau à 400 et une chique, fruit de mon background mais aussi de nouvelles découvertes et de nouveaux monitoring en cours… je joue constemment le rôel d’entonnoir et d’écrémeur… c’est crevant mais j’ai enfin l’impression d’être « au courant » de ce que j’ai envie… Maintenant, l’objectif est de pouvoir valoriser ces sources (héhé, stay tune)

  5. > (Why not, in fine ?)

    Parce que je ne crois pas que ce soit réaliste. On est trop tôt dans la courbe.

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