PodCafé #12: Journalistes en ligne. Invités: Mehmet Koksal et Pierre-Yves Lambert

Nous avions le plaisir de recevoir jeudi dernier Mehmet Koksal et Pierre-Yves Lambert pour un PodCafé tout entier dédié au métier de journaliste en ligne et à sa déclinaison version bloguienne.

Il fut également beaucoup question du rapport qu’entretiennent les journalistes et les hommes/femmes politiques, de l’avenir du journalisme et de sa composante citoyenne dans une société “online” ainsi que de la difficulté tangible de vivre de sa passion pour l’information.

Encore merci à eux deux pour ces 3X30 minutes très très enrichissantes. A écouter en ligne ou caler au chaud dans vos baladodiffuseurs.

Question de vous mettre l’eau à la bouche, voici le Blitz de la soirée.

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Boum dans ta gougueule

Avec le « Google Bombing« ,  les bonnes vieilles castagnes entre colleurs d’affiches (et, à défaut, entre colleurs et candidats) trouvent sur internet une extension très 2.0 au traditionnel « sur-collage ».  Concrètement, l’opération consiste à mettre autant de fois que possibles des références négatives à une personne pour qu’un internaute consultant Google (ou tout autre moteur de recherche) à son propos les trouve sur la première page des réponses.

Bush et sa « miserable failure« ,  ses « weapons of mass destruction » ; Chirac le Magouilleur et  « Iznogoud« – Nicolas Sarkozy sont les exemples les plus frappants de « bombing » organisés ces derniers temps. (si vous en avez d’autres, balancez)

Au point que cette pratique est en train de devenir une véritable arme politique. Des Démocrates américains ont en effet lancé récemment une attaque en règle contre 50 représentants Républicains, et ils ne s’en cachent pas: il s’agit d’une véritable stratégie coordonnée

La réaction ne s’est pas faite attendre,  une autre liste a vu le jour et une nouvelle série d’attaques visant des candidats Démocrates a été à son tour vigoureusement lancée.

Comme le souligne Francis Pisani, chez qui j’ai chopé l’info, « La victoire reviendra à celui qui pourra mobiliser le plus d’internautes. Localement, l’impact peut être considérable. Dans les circonscriptions où les compétitions sont serrées, les plus susceptibles de se renseigner sur les candidats sont les plus indécis et donc les plus enclins à réagir à des informations négatives. »

Tiesn, dans le registre « , qu’on se le dise: la bataille éléctorale aura lieu aussi sur le web », François me signale cet artcile de Libération à propos d’une vidéo pas piquée des hannetons. (je ne donne pas trois jours à loic pour pousser une geulante genre « c’est vraiment pas juste »)

Ce pamphlet anti-sarkozy, techniquement très regardable, est exactement le genre de matériel auquel nos hommes/femmes politiques vont être confrontés à l’avenir. Leurs déclarations antérieures reprises/collées/détournées/ et mises en perspective (?!) avec leurs propos/actes d’aujourd’hui … Va y’avoir du sport chez les cabinetards pour repérer toutes ces sous-munitions bidouillables par n’importe quel internaute avec un bon disque dur et un tout petit peu de connaissances en montage (ceux qui veulent un coup de main, mon mail est en haut à gauche 😉  … c’est pas Exsssstraordinaire ça !

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Chronique PureBlog du samedi 28 octobre

Au Menu

–>> Second Life: Le jeu en 3D aux vertus socialisantes devenu « The Place to Be » pour les marques chics et branchées

– Le bureau de l’agence Reuters et de son journaliste Adam Reuters.
– Un député américain s’inquiète de savoir si les internautes, dont certains gagnent jusque 20.000 $/an dans le jeu, paient bien leurs impôts
– Mes billets précédents sur Second Life.
– Un site à suivre sur le business marketing dans SL.

–>> Brad Greenspan, co-fondateur de MySpace devient actionnaire principal de Flurl.com, une jeune sprl liégeoise qui agrége les vidéos de dizaines de plateformes, dont Youtube. (Via Red Herring)

–>> Blog Appétit, le bébé de Laurent Goffin, est sorti en version 2. Une sorte de delicious/digg qui offrent des recettes de cuisine en provenance de plus de 650 blogs. L’interface est très intuitive, facile à utiliser et la fonction « mes favoris » permet de « stocker » le fruit de vos trouvailles et d’y revenir en temps voulu. Le jour où j’aurai un écran dans ma cuisine et que mon four micro-ondes sera configurable en fonction de la recette choisie, je sens que je vais prendre 30 kilos dans la vue :-))

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A qui l’Info doit-elle profiter (et comment) ?

La Fondation Mozilla, qui édite le navigateur Firefox (dont la version 2.0 vient de sortir en grandes pompes, téléfoncez le charger) récolterait 50 millions $ par an grâce à ses partenariats, essentiellement avec Google, mais aussi avec Yahoo et Amazon. Une somme qui permet de couvrir largement le salaire des ses 70 employés permanents.

Dans un entretien avec Neteco, Tristan Nitot, le directeur Mozilla Europe, souligne un élément important de la politique de la Fondation: « Mozilla reste une association à but non lucratif qui garde le pouvoir de dire non à des sollicitations commerciales ». La Fondation contrôle en effet à 100 pc une filiale à dimension commerciale (Mozilla Corp.) chargée de « vendre » les produits estampillés Mozilla et de développer le merchandising autour de cette marque.

Ce qui est intéressant ici, c’est de voir que l’on peut arrimer une activité commerciale en soutien à une philosophie qui elle, par définition, ne l’est pas.

Par analogie, je crois qu’il pourrait être intéressant d’explorer la même démarche autour de l’Information. L’information en soi n’a pas de valeur intrinsèque, elle n’en acquiert que parce qu’il y a des lecteurs/auditeurs/téléspectateurs qui la consomment et qui en tirent une plus value. Ce sont donc les consommateurs qui in fine définissent la vraie valeur de ce qu’ils consomment (« je me sens bien/mal informé », donc j’en redemande/je n’en redemande pas)

Pourquoi donc serait-ce aux producteurs d’informations de définir le prix de vente de celle-ci? Evidemment, allez-vous me dire, parce que le processus de production coûte. Il faut payer le papier, l’impression, l’électricité, le chauffage, l’essence, le salaire des journalistes, de leur hiérarchie, rémunérer les actionnaires chaque année un peu plus, etc. Et vous n’auriez certes pas tort 🙂

Dans le système actuel, le consommateur n’a pas d’autres solutions que de recevoir le produit dans son entièreté (25-30 pages quotidiennes, une redevance annuelle pour la télé, etc.). Or, tout dans l’évolution de la consommation des médias tend à montrer et à encourager le « on demand ». On peut désormais payer un article, une émission à la pièce sans se farcir tout le canard ou être à la bonne heure devant son poste.

Sauf que le prix de vente actuel d’un journal est de loin inférieur à son coût réel. Faire payer un canard 6 ou 7 euros ferait certainement tomber le nombre d’abonnements au ras des pâquerettes, la nécessité de trouver d’autres sources de financement se révèle donc cruciale, la pub étant la plus évidente, les aides et autres compensations n’étant pas négligeable non plus (arrêtez-moi si je me trompe). A l’heure où le « juste prix » est sensé être défini par la loi du marché on ne peut nier qu’il y a là une incohérence flagrante .

Serait-ce in fine parce que l’information ne serait pas une marchandise comme les autres ?

D’où cette interrogation lancinante que des initiatives comme NewAssignement ne font qu’attiser.

L’activité d’informer doit-elle donc absolument se faire dans but lucratif ?

Il faut certes qu’elle génère suffisamment de revenus pour supporter ses coûts et permettre aux acteurs de la chaîne de production de vivre décemment, mais doit-elle nécessairement avoir pour objectif principal d’enrichir un peu plus chaque année des actionnaires ?

Grâce au web, cette chaîne de production est de moins en moins coûteuse, avec des contenus de plus en plus variés et d’une rapidité sans égal (il ne faut pas être docteur en scoopologie pour mesurer l’intérêt d’un tel avantage). Les structures des groupes de presse actuels ont du mal à intégrer ces changements, ils remettent en cause les voies hiérarchiques et court-circuitent la logique cyclique du bouclage avant minuit (quand ce n’est pas avant 22H). Sans parler de l’audio et de la vidéo qui sont des métiers, à priori, qui leur sont étrangers. Coté journalistes, il faut aussi avouer une réelle méconnaissance d’internet et un freinage des 4 fers lorsqu’on aborde ne fut-ce que la possibilité de prendre aussi des photos, du son ou de la vidéo. Quant à « ouvrir » les portes de la rédaction au « peuple » armé de gsm, de caméra mini-DV ou tout simplement d’un clavier …

Pourtant, les journaux qui ne seront pas capables de cette révolution interne seront plus que probablement voués à de répétitives « économies d’échelle », lesquelles se traduiront tôt ou tard par des réductions de la masse salariale et une paupérisation de leur contenu. Il faudra toujours traiter plus d’infos pour un prix de vente identique, la pression liée aux coûts croissants malgré des recettes publicitaires en baisse deviendra quant à elle de plus en plus forte, jusqu’à l’apoplexie.

A ce titre, la situation des journaux belges, dont le référencement dans les moteurs de recherche est en train de sombrer (cfr Copiepresse vs Google) est à mon sens bien critique. Quand bien même ils tourneraient casaque en jouant dès demain à fond la carte du web, nulle action judiciaire n’obligera jamais Google à les réintégrer dans son index. A moins qu’un arrangement (mais lequel ?) ne survienne d’ici le 24 novembre, je ne vois pas trop comment ils se sortiront de ce guêpier dans lequel la défense d’une pourtant juste cause les a propulsés.

Pour conclure ce (trop) long billet (sc’usez-moi, ceux que le sujet emmerde auront déjà zappé), je reviens deux secondes sur ce mode de financement alternatif que serait le « non-profit »

Pour moi, cracher sur la pub serait la dernière des inepties. Mais il y a moyen de se prémunir contre sa dépendance en fixant un seuil maximal au-delà duquel il serait néfaste qu’elle contribue à faire vivre une rédaction. Agir avec elle comme on le fait avec les subsides de la communauté française. Compter dessus, mais pas trop 🙂 Faire en sorte que votre mission principale ne soit pas mise en danger par un coup de mou du marché publicitaire ou, au contraire, par une affluence soudaine d’annonceurs bigremment intéressés par votre (vos) cible(s). L’objectif étant in fine de faire vivre vos troupes, pas de faire péter « an eight figure a year business » (Jason Calacanis, à propos de Weblogs. Inc, la société de blogs verticaux qu’il a créée et revendue à AOL)

Cela passe, selon moi, par au moins deux autres sources de financement: 1) les micro-paiements des consommateurs qui trouveront « juste » de participer à l’effort de guerre du ou des journalistes qu’ils apprécient et avec lesquels ils entretiendront des relations directes (blog, commentaires, wiki, whatever …) et 2) la constitution d’une base financière alimentée d’une part via des accords de cession de licences à des agences et d’autres organes de presse (crf. les 100.000 $ de Reuters à NewAssignment) et, d’autre part, via des aides étatiques qui seraient allouées à un tel service d’intérêt public, ainsi que les dons récurrents de mécènes attirés par « l’objet social » de votre publication.

En outre, vous pourriez compter sur une série de partenariats et d’échanges de visibilité avec des fournisseurs de matos et des prestataires de service connexes. Cerise sur le gâteau, vous pourriez même envisager de faire paraître une édition papier hebdomadaire, voire quotidienne, reprenant les articles les plus commentés. A l’image d’un Metro, elle serait entièrement financée par la pub, et donc gratuite … :-))

Suis-je complètement à l’Ouest ou bien, moyennant d’évidentes mises au point sur le plan pratique, cette manière de voir les choses peut être porteuse ? Que changeriez-vous, qu’apporteriez-vous en plus, bref:  qu’en pensez-vous ?

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La petite prison dans la mairie

(non, ce titre n’est pas de moi, mais à force de l’entendre fallait que ça sorte 🙂

« L’épuration à géométrie variable du Parti socialiste a atteint toutes les limites (sauf petites surprises de dernière minute, on ignorait qui entrait encore à Jamioulx à l’heure d’écrire ces lignes) de son hypocrisie ; le jeu est clair désormais, cette rénovation n’a jamais existé, sinon comme nouveau miel électoral. Une seule solution, faut-il la répéter : l’opposition ! Pour le bien, aussi, du PS lui-même ».

Dixit Le Pan

Test à la Kooon

Bon, c’est bien parce que je n’ai vraiment d’autre à foutre et que Kooolman, qui me somme de répondre à ce « test à la con », m’est profondément antipathique.

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne.
Le secrétaire communal transmet ces déclarations, accompagnées, s’il échet, d’un plan de réduction, au Gouvernement ou à son délégué.

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
16h50

3) Vérifiez :
16h43

4) Que portez-vous ?
Un pull en laine, une chemise à carreaux et un jeans usé jusqu’à la trame

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
l’interface d’administration du PodCafé

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
Un collègue qui jure en flamand

7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu’avez-vous fait ?
il y a une heure, fumer une clope

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
non, en tout cas je ne m’en souviens pas

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
il ya deux secondes, en écoutant jurer mon collègue 🙂

10) Qu’y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
un planisphère, une affiche « Rosetta Mission », une photocopie d’un article qui dit « Verhofstadt vertelt een verhaal »

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
une bicoque dans les Cévennes

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
L’enquête Corse. Con mais décontractant

13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
le thermomètre à 21 degrés sur ma terrasse

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
promis, je ne le ferai plus

15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :
J’ai planté 3 ans d’unif à l’UCL en Psycho avant de trouver ma voix 🙂 Ceci dit, l’essentiel était acquis: je suis vice-roi des bleus de ma promo.

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
j’ai deux filles. Noée et Capucine

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?
Enguérand

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l’étranger ?
Pensé: oui. Mais je garde ça pour mes vieux jours. J’ai trop envie d’agir sur mon environnement proche pour fiscalement fuir 🙂

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
« Good Job fiston, entre et fait comme chez toi »

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
je lierais l’évolution du cours d’actions de Google avec celui de la réduction de la dette du tiers-monde

21) Aimez-vous danser ?
oui, surtout plein mort

22) Georges Bush ?
non, Damien Van Achter

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
un clip avec des mômes sur du Sean Paul sur MCM. Shame on me, je sais

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Jean-Louis Close, Marie Arena, Bert Anciaux et Alain Destexhe