Bitte, stem een keer, citoyen !

Expatrié outre-Quiévrain, Denis a reçu ses convocations électorales (dans les trois langues) pour le scrutin législatif de 2007. Il épingle dans la foulée les oprtions qui s’offrent à lui, suivant un scénario limite schizo mais comme seul le Belgistan est capable d’engendrer.
 Zimavatar

(…) Du coup je me mets à imaginer, con de poète, une famille flamande installée en France depuis des lustres. Ou mieux à Paris, pour rentrer vraiment dans le cadre que je connais le mieux. A dix-huit ans, la fille de la famille, née en France, a choisi de garder sa nationalité belge. Elle ne parle pas le néerlandais avec ses parents, ni avec ses amis au lycée.
Sa famille est issue de Voeren, mais elle est bien forcée de constater que ne parlant pas le néerlandais elle-même, elle sera obligée de choisir. Soit: de voir son droit de vote périr sur l’autel de notre ancestrale guerre des communautés. » Wadde? Een stem in het frans. Ping direct in de vuilnisbak » ou plus trivialement de sélectionner la commune la plus proche, mettons Comines-Warneton; pour pouvoir exprimer en français, selon une logique géographique, son vote de Belge flamand mais pas néerlandophone, élevé dans un pays où l’usage du néerlandais n’a pas cours.

On se croirait dans un mauvais épisode de la Famille Tilquin pour la Semaine Infernale (…)Vu de Sirius en Essonne, les guéguerres linguistiques du royaume nous apparaissent pourtant tellement dérisoires (….)

La suite sur BIP, le site des Belges à Paris

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  1. Mwouai…

    Je vois plutôt les faits autrement. Ce n’est pas à l’Etat de se soucier dans quelle(s) langue(s) autrui a été éduqué, sous quel régime linguistique il souhaite voter ni même de commencer à faire du particularisme à tout crin. Il y une part de flexibilité qui doit être réciproque (choix des langues et de la commune, et puis quoi encore ? le café illy et le speculoos dandois ? – joke -), et une pincée de réalisme dans la logique fédérale qui est la nôtre. A considérer les détails de la loi électorale à ce sujet, le lumpen expatria a même plus de privilèges que son compatriote à Wepion et Poperinge….

    Notons qu’à ce train là, je me demande ce qu’attend notre gouvernement pour fournir également des convocations électorales en hébreu et en anglais pour tous nos compatriotes à Jérusalem et à Durban, qui n’ont stricto sensu de lien avec la Belgique qu’une double-nationalité soigneusement entretenue depuis deux ou trois générations, et qui ont plus de droits qu’un immigré qui bosse et paye ses impôts chez nous depuis 20 ans…

  2. De fait, ce n’est pas trop la problème de l’état si un citoyen émigré a volontairement choisi d’ignorer sa culture d’origine et se retrouve ainsi coincé dans ses démarches administratives au pays.

    Ce qui est, je trouve lamentable, c’est notre monolinguisme régionale selon lequel on parle français en région walonne, néerlandais en région flamande (et a allemand en région germanophone) – sauf accord toujours remis en question (cf. communes à facilité). Si on veut faciliter l’intégration des uns et des autres ainsi que la mixité linguistique dans tout le pays, il faudrait que chacun puisse communiquer avec ses administrations dans la langue nationale de son choix.

    Hélas, je doute sincèrement que la mixité linguistique soit au menu des préoccupations de la plupart des élus et de la population, aussi bien au nord qu’au sud de notre plat pays.

  3. mongolito, ça devrait aller jusqu’où ? Parceque bon, je _doute_ qu’on puisse trouver un wallon bilingue (ou trilingue ???) pour chaque poste de fonctionnaire ou autre employé du public.

    Faut-il des postier parlant Allemand à Duinbergen ? Faut-il des chauffeurs du Tec parlant néerlandais à Bouillon ? Faut-il des employés de la poste parlant français à Poperinge ? Cette politique du « tout bilingue » est-elle une si bonne idée ? Impraticable, ça semble clair au vu des mes exemples ci-dessus.

    Je me demande parfois si elle ne cache pas un peu plus… Question rhétorique : à l’échelle globable un flamand n’a-t-il pas plus à gagner en apprenant le français, qu’un wallon en apprenant le néerlandais ? Dès lors le « tout bilingue » ne favorise-t-il pas la Flandre ?

    Damned, je risque gros dans le futur pour avoir ne fut-ce que posé cette question politiquement incorrecte…

  4. Déjà, à partir du moment où l’on a fait le choix d’une déconcentration du pouvoir avec des entités autonomes, à savoir la création du fédéralisme suivant la naissance des communautés/régions, je ne vois pas très bien sur quelle base on aurait pu baser l’organisation de l’Etat si ce n’est sur une architecture institutionnelle (imparfaite) que sont les langues. Attendu qu’il n’existe pas une biologie du wallon, du bruxellois, du flamand, du germanophone et des bilingues, la division linguistique est on ne peut plus logique en sus d’être un choix démocratique.

    Passons des détails politiques à la pratique où, comme le rappelle bien Katchina, il serait ubuesque de se retrouver dans une situaion où l’on exige le trilinguisme du guichetier à la Poste de Wepion comme à la commune de Duinbergen.

    Là où je suis plutôt amusé, c’est lorsque je lis que les Flamands auraient plus à apprendre le français que les Francophones la langue de Vondel. Ce n’est point vous vexer mais serait-il possible de rappeller où se trouver « l’économie belge » ? Certainement pas à Charleroi ni même à Liège, exception faite de la fonction publique et des armées d’organes parastataux….Quand on sait que des Français apprennent le néerlandais pour aller travailler dans les PME/PMI de l’autre côté de la frontière et que des Liégeois sont incapables d’aller bosser à Leuven, qu’il est normal et logique que les entreprises de services à Bruxelles soient bilingues, j’ai le sentiment que cela ne relève pas du « politiquement correct » mais du « jeu de l’autruche francophone »….

  5. NB: à l’échelle très globale, c’est encore plus simple, quand un groupe comme Tibotec-Virco négocie des partenariats à Sao Paulo, lorsque VLM achète des slots à Heathrow, je vous rassure, tout se déroule en…..anglais! A vrai dire, ce n’est pas « grâce » au bilinguisme tricolore et ses supposées dérives stratégiques, que Export Vlaanderen grignote des parts de marchés alors que la Wallonie louange (les pieds dans le fumier!) son plan Marshall…

  6. C’était bien le sens de l’expression « Ã  l’échelle globale ». Il est (malheureusement) évident qu’à l’échelle belge le néerlandais est incontournable. Il est tout aussi évident, comme tu l’as dit, qu’à l’échelle globale personne n’en a cure, encore moins que du français.
    Je suis pour un bilinguisme langue maternelle + anglais dans tout le pays, ça nous faciliterait bien la vie à l’intérieur de nos frontière ET dans le reste du monde.

  7. Notez bien que parlais de laisser aux citoyens le choix de la langue pour communiquer avec ses administrations. Pour ce que j’en sais, les services publiques (poste, tec, etc.) ne sont pas des administrations. En tous cas, je ne les visais pas en utilisant ce terme.

    Et quand je dis « communiquer », je ne suis pas radical au point de demander le trilinguisme de tous les guichetiers. Je parlais surtout des contacts écrits, principalement l’envoi et la réception de formulaires standardisés.

    Je ne remettais pas plus en question le choix du critère linguistique pour la séparation des institutions, pas plus que celui du territoire. Et de toute façon, l’application des deux est remise en question à la moindre occasion avec toute la mauvaise fois du monde.

    Pour finir, je ne voudrais pas jouer au chieur mais sortir des phrase du type « Quand on sait que des Français apprennent le néerlandais pour aller travailler dans les PME/PMI de l’autre côté de la frontière et que des Liégeois sont incapables d’aller bosser à Leuven » c’est assez bien démaguo. Je ne remets pas en question les faits exposés, mais ma main au feu qu’il existe aussi des Légeois qui apprennent le néerlandais pour aller travailler en Flandre. Et des français qui refusent l’apprentissage des langues. Ce que, si elle ne le nie pas, la structure du discours a tendance à masquer.

  8. « Ce que, si elle ne le nie pas, la structure du discours a tendance à masquer. » –> Attention, sémantiq’man est de retour.

    Concernant l’esperanto, euh, oui pourquoi pas à la place de l’anglais. Mais dans la mesure où je suggérais pragmatiquement de choisir une langue largement établie (l’anglais) plutôt qu’une autre qui l’est moins… L’esperanto peut difficilement prétendre au trône.

  9. @Mongolito404,

    « Pour ce que j’en sais, les services publiques (poste, tec, etc.) ne sont pas des administrations »

    Ce n’est pas vouloir trop te vexer sur certaines réalités mais ce sont des organes régaliens jusqu’à la moelle, chapeautés par des Ministres et des administrations de tutelle.

    « Et quand je dis « communiquer », je ne suis pas radical au point de demander le trilinguisme de tous les guichetiers. Je parlais surtout des contacts écrits, principalement l’envoi et la réception de formulaires standardisés »

    Certes, il n’empêche que la quasi majorité des documents fédéraux premiers sont rédigés de manière respecter le bilinguisme, rarement le trilinguisme, et l’exception suprême/logique se situe essentiellement au niveau des pouvoirs fédérés…

    Maintenant de la théorie aux voeux pleins de bonnes intentions, il faudrait peut-être faire preuve d’un minimum de bon sens quant à la notion de fédéralisme d’Etat et de ses particularités. La Belgique à papa est crevée depuis belle lurette…

    « c’est assez bien démaguo »

    Je ne puis que te convier à consulter pieusement les statistiques de UNIZO, il me tarde de te voir ravaler chacun de tes mots…

    « il existe aussi des Légeois qui apprennent le néerlandais pour aller travailler en Flandre »

    Et depuis quand est-je prétendu le contraire ? Que je sache, je n’ai pas dit que « tous » les Liégeois ne savent pas traverser la frontière linguistique ni apprendre le néerlandais. Par contre, il est étonnant de constater une porosité des mouvements migratoires et professionnels de France vers la Belgique, alors que dans bien des secteurs, cela se tasse royalement dans le sens Wallonie vers les Flandres…

  10. Wow, he dites, je peux troller ave’ vous ?

    « Et depuis quand est-je prétendu le contraire ? Que je sache, je n’ai pas dit que « tous » les Liégeois ne savent pas traverser la frontière linguistique ni apprendre le néerlandais. »

    Vs

    « Je ne remets pas en question les faits exposés, mais ma main au feu qu’il existe aussi des Légeois qui apprennent le néerlandais pour aller travailler en Flandre. Et des français qui refusent l’apprentissage des langues. Ce que, si elle ne le nie pas, la structure du discours a tendance à masquer. »

    Vous etes d’accord, superbe !

    Pour aller plus loin, je soupconne mongolito de traiter le discours de démago, pas les faits exposés… D’ailleur c’est normal. Des faits demagos ca ne doit pas vraiment exister.

    Pour ce qui est de la langue de l’administration, mon utopie serait que finalement, comme le traitement des formulaire serait automatisé, ils pourraient être disponible et remplit en n’importe quel langue… Un peu comme ma déclaration d’impot 😀

    Quand je pense à ces pauvre propriétaire terrien de Durbuy qui, parlant flamands, se retrouve à remplir leurs documents communaux en Français parcque Durbuy est en Wallonie, je me dis qu’on mérite bien de devoir commander ses frites en Flamands a Duinbergen…

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