Des petits plaisirs et grandes frustrations (et inversément)

Voilà donc exactement une semaine que je ne suis plus couvert par l’assurance hospitalisation 5 étoiles de mon ex-employeur. Il n’en fallait pas plus, loi de TrucBidule oblige, pour que évidemment je me chope une saleté et me mette à atchoumer mes poumons. Le fait d’avoir arrêté pour la énième fois de m’intoxiquer aux malbiches y est peut-être aussi pour quelque chose … on n’a rien sans rien, mais il serait assez malvenu que je me découvre maintenant une bronchopathie obsctructive chronique qui en plus d’être hors de prix, nique passablement la qualité de vie. Heureusement, je n’en suis pas là et cette saloperie de rhume aura disparu lorsque je recevrai mon numéro de TVA tout neuf, dont mon comptable m’a admirablement brossé les avantages et inconvénients pas plus tard qu’hier. Avant lui, c’était mon assureur qui s’était chargé de me dégouter de la life en me faisant le topo exact de tout ce que je perdais comme couverture et de tout ce que j’allais devoir racquer pour acquérir un plaid d’occasion. D’imaginer que me lever le matin me coûterait aussi cher, ça me donne presque envie de prendre deux Temesta, d’afonner un litron de Jack Daniels (puisque, je vous le disais, j’ai arrêté de fumer), et de me remettre au pieu fissa

Bref, les démarches sont en route et d’ici le 1er avril je serai donc Indépendant. Tu parles, Charles ! Si ma tête et le fourbi d’idées qui y règnent sont plus que jamais convaincu d’avoir fait le bon choix, le coéfficient « incertitude-quant-aux-lendemains » n’a jamais été si grand. Drôle de sport en vérité que d’affronter un marché que l’on sait en pleine extension (potentielle) mais dont les caisses résonnent lamentablement creux (en version officielle). Les quelques perches tendues jusqu’ici ont fait « pschiit », genre « On est intéressé par le concept mais revenez plus tard ». Tant que ma boterham était encore beurrée, je ne m’en souciais que moyennement. Aujourd’hui que le jambon s’annonce plutôt maigre, je commence à me faire à l’idée qu’un ventre plein et une citerne à mazout remplie passeront peut-être par un changement de crèmerie, ou en tout cas par un panachage de superettes.Au rayon des (très) bonnes nouvelles (il y en a plein mais elles ne prennent de valeur réelle qu’une fois juxtaposées), je suis évidemment très content de pouvoir enfin le même jour aller conduire et rechercher mes filles à l’école/la crèche. Ca n’a l’air de rien mais je vous jure que si. Depuis qu’elle sont nées, cela ne m’était encore jamais arrivé. Jouer les papas poules n’est pas à priori une vocation (quoique) mais filer la panade est une activité tout aussi gratifiante que de chercher à décrypter celle dans laquelle nos politicos s’ébrouent. On dira ce qu’on voudra, un siècle et demi de lutte pour l’égalité des sexes devait forcément avoir du bon quelque part 🙂

Dans la même veine, je citerais aussi la fin des horaires abracadabanstesques, la cessation des traductions dont tout le monde se contrefout et l’arrêt du copy-pastage de communiqués à la chaîne, entre autres satisfactions d’ordre purement professionnelles.

A ce niveau, je ne vais évidemment pas me plaindre des opportunités qui me sont actuellement offertes via PureBlog et Au Quotidien, loin de là. C’est ce qui m’est arrivé de mieux depuis l’obtention de mon diplôme en 2001 et de ma carte de presse en 2004. Le libre choix rédactionnel des chroniques est une bouée d’air pure (forcément) qui a le don de me vivifier le cortex et de me pommader l’ego dans le sens du poil, je mentirais en prétendant le contraire. Je prends un pied de plus plus carabiné à causer dans le micro, tant l’exercice est excitant et le champ des possibles extensible. Les trois lignes de code traduites la semaine passée pour mettre en place le PurePligg ne sont qu’un tout petit exemple de la satisfaction que j’ai pu ressentir à participer à ce « grand tout ».

N’empêche, il est quand même râlant de devoir renoncer à assister à une conférence de premier ordre uniquement parce que le voyage et le séjour sur place ruinerait en deux jours le pâlichon viatique dont je dispose pour me lancer (l’accréditation officielle en tant journaliste/bloggeur me dispensant de claquer 1.600 euros de ticket d’entrée m’avait en effet été octroyée sans problème, quoique un peu tard, par les organisateurs …)

J’ai donc décidé que dorénavant, et puisque d’abord c’est moi le chef, ma carte de presse serait donc à disposition de ceux qui voudront bien m’aider l’utiliser à bon escient. Comme c’est pas sûr que puisse la conserver encore très longtemps, autant en profiter, non ?Payez-moi donc mes frais, rajoutez-y un pourboire et j’assisterai volontiers à votre place à tel ou tel colloque/séminaire/conférence aux quatre coins de l’Univers connu et inconnu, le bloggerai/podcasterai en live et à tire-larigot avant de vous en faire un rapport détaillé (en powerpoint claââss-niquelchrome) rien que pour vous et les membres de votre société/PME/asbl/cercle 3X20/amicale des amis du camping municipal.

Pour tous renseignements complémentaires, veuillez contacter ma secrétaire G. Mêle (3ème porte à gauche en sortant de l’ascenseur social)

Vous ne me croyez pas ? Viens z’y voir !

0 réponse sur « Des petits plaisirs et grandes frustrations (et inversément) »

Salut Damien,

Juste pour dire que je comprends carrément bien. Et que je me permets de te réitérer du coup toute ma sympathie. Preuve aussi qu’on peut avoir les pieds sur terre et quand même des rêves plein la tête.

@Sioran: je ne suis pas un écorché vif, mais de temps en temps la moutarde frôle la surface 🙂
@Benoît: chaque situation est différente mais force est de constater qu’il y a certaines constantes 🙂
@denis: Thanx Mate 🙂

Les joies du travailleur indépendant…glups! Je crois que je vais tout de suite abandonner mes prétentions pseudo-journalistique et en juin trouver un boulot pépère dans une banque…Non je déconne :- ) Mais ça fout quand même les boules.

Laissez un commentaire