L’apĂ©ropod: Jack Daniel’s

Dans la sĂ©rie « Dis moi ce que tu bois Ă  l’apĂ©ro, je te dirai qui tu es », initiĂ©e par Denis avec son « Kir CĂ©vĂ©nol », je vous livre en direct live de mon saloon prĂ©fĂ©rĂ© le breuvage n°1 de mes derniĂšres vacances. Pastaga, ma muse intemporelle, a en effet fait dĂ©trĂŽnĂ©e cet Ă©tĂ© par Jack, un amĂ©ricain du Tennessee aux formes rondes et musclĂ©es. L’info est suffisamment importantissisme pour ĂȘtre coming outĂ©e au grand jour.

Alors toi aussi dĂ©gaine ton gsm et prĂ©sente-nous ton apĂ©ro de l’Ă©tĂ©. AprĂšs ça, les boĂźtes de buzz marketoch paradize n’auront plus aucune excuse de ne pas t’inonder gratuitement de moult breuvages alcoolisĂ©s (dont la pub est interdite Ă  la tĂ©lĂ©, mais pas sur le web, hĂ©hĂ©). Ceux qui essayeront de nous faire croire que Passoa est leur apĂ©ro favori (hein frangin !) ont intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre particuliĂšrement imaginatifs et/ou persuasifs …

Le Belge sortant du tombeau … ferait bien de se laver les dents

J’Ă©tais tranquille, peinard, acoudĂ© au comptoir Ă  siroter un Ricard quand Jean-Pierre Pernod me mis au jus en plein JT.

What a chouette boulette ! Difficile en effet, mĂȘme quand on est en sevrage Ă  PerpĂšte-les-Bains, de louper la version letermienne de la Brabançonne lors de notre nationale feestdag. Les trois franchouillards Ă  cotĂ© de moi s’esclaffent en choeur en beuglant des « une fois » bien sonores et en me clignottant lourdement du regard. J’avais en effet eu le malheur de ne pas rire au larmes lors du sketch belch’ de bienvenue des animateurs … dĂ©masquĂ©, je n’avais alors eu de cesse de bouffer du Français du base les jours qui suivirent, jusqu’Ă  ce que Yves viennent anĂ©antir tous mes efforts et me ridiculiser Ă  mort. Inutile de vous dire que la fin du sĂ©jour fut un calvaire.

De quoi donc me sortir de ma torpeur vogienne et me faire outrepasser une nouvelle fois mon serment de non connexion hollidayien. (Quelle idĂ©e aussi de mettre un mac 20 pouces Ă  disposition dans le hall d’entrĂ©e !)

Bref, Youtube est mon ami et me dĂ©gote fissa les diffĂ©rentes versions de cette nouvelle deborsure (?!). J’opte pour celle de la VRT, laquelle Ă  le mĂ©rite de me donner Ă  voir l’event depuis l’autre cotĂ© du mur et de perspectiver un chouia sur les retombĂ©es possibles de ce lapsus lingua. L’image de Leterme bigophonnant Ă  tout berzingue en pleine eucharistie m’a bien fait marrer (genre » coco, j’ai merdĂ©, trouve moi un truc Ă  dire Ă  la sortie, prĂ©pare un communiquĂ© pour dire que j’Ă©tais mal rĂ©veillĂ© et que ça ne se fait pas de poser des questions aussi con »), la tĂȘte d’Anne Delvaux assise Ă  ses cotĂ©s aussi (genre, « moins fort Yves, j’entends pas le curĂ© sermoner »).

Bref, comme le dit Christophe (vers 7’00) Leterme est finalement trĂšs reprĂ©sentatif du belge moyen (lequel ne connaĂźt pas la signification du 21 juillet, ce qui Ă©tait le constat de dĂ©part de son enquĂȘte) et se profile donc comme un parfait premier ministrable 🙂

Cette joyeuse belgistanerie m’a fait repenser Ă  la question Ă  propos de la pertinence de la Brabançonne et de ses paroles que nous avions posĂ©e aux quatre prĂ©sidents de partis lorsque nous les avions rencontrĂ©s quelques jours avant les Ă©lections. A rĂ©Ă©couter pour ceux que cela chante.Tous Ă©taient bien d’accords pour dire que les paroles Ă©taient obsolĂštes mais que c’Ă©tait le symbole qui Ă©tait important.

Perso, j’ai toujours un petit frisson qui me parcourt l’Ă©chine quand je l’entends (une vieille rĂ©miniscence du Mundial 86), ce qui n’a jamais Ă©tĂ© le cas avec la Bouillabaisse. Yves a sĂ»rement le poil qui se hisse plus haut lorsque c’est le Lion qui rugit dans les baffles …

Reste que ça ne risque pas d’arranger le schmilblick et la composition d’un nouveau gournement. A ce qu’en raconte Fabrice, je vais finir par croire que mon Ă©loge funĂšbre post-Ă©lectoral risque bien de se concrĂ©tiser.

Sur ce, je retourne Ă  la lecture des 1.375 mails et des 8.946 billets qui engorgent boĂźtes et agrĂ©gateur RSS. La rentrĂ©e s’annonce palpitante, yeah !

5 jours, qui dit mieux ?

Bon, voilĂ , euh, comment dire, j’ai faillu. J’ai tenu en tout et pour tout 5 malheureux petits jours, une Ă©ternitĂ©, un gap, que dis-je une pĂ©ninsule. Tel le junkie Ă  la recherche de sa piquouze de rappel, j’ai parcouru avec dĂ©lectation les 348 mails qui hurlaient leur solitude au fond de mes boĂźtes mail mises en sevrage forcĂ© vendredi dernier. Shame on me…

Ceci dit, 5 jours ce n’est dĂ©jĂ  pas si mal. Ca aurait pu ĂȘtre pire. Je m’en vais d’ailleurs me re-dĂ©connecter dĂšs demain soir (lĂ  je n’aurai vraiment plus le choix, y’a pas internet dans les Vosges) et en profiter, soyons fou, pour rĂ©apprendre Ă  me coucher tĂŽt.

Y’a pas Ă  dire, le web, c’est comme la clope, c’est une question de volontĂ© …

hum

Tiens, en passant, une petite redĂ©couverte qui m’a fait bien plaisir. Le player open-source Democracy a changĂ© de nom et dĂ©vient Miro. Si vous ĂȘtes convaincu que la tĂ©lĂ© c’est vraiment de la merde et que vous ĂȘtes prĂȘts Ă  exploser vos quotas de bande passante, il est fait pour vous.

Breaking The News

J’avais prĂ©parĂ© un billet Ă  propos de la venue exceptionnelle de Manu Chao au festival Esperanzah! et rĂ©alisĂ©, comme l’an dernier, un podcast avec Jean-Yves Laffineur, le patron du festival. Mais comme le plus nĂ©ophite des podcasteurs, j’ai non seulement merdĂ© l’enregistrement mais aussi bousillĂ© le billet qui allait avec. RĂ©sultat des courses, une journĂ©e de boulot aux chiottes, un degrĂ© d’Ă©nervement qui grimpe dans le rouge et une furieuse envie d’envoyer balader mon laptop au Groenland, voir si j’y suis. L’engin n’y Ă©tant finalement pour rien, je suis bien obligĂ© de reconnaĂźtre que c’est Ă  bibi et Ă  bibi seul d’assumer la responsabilitĂ© de ce merdage en beautĂ© et de constater qu’Ă  force de vouloir faire 36 choses en mĂȘme temps sans jamais prendre le temps de souffler un coup, on finit par se prendre les pieds dans le tapis.

Bref, je m’en vais donc breaker un bon coup avant de faire des boulettes qui pourraient ĂȘtre bien plus graves, recharger les batteries en famille et me mettre dans de bonnes conditions pour aborder la rentrĂ©e de septembre, laquelle s’annonce bigrement chargĂ©e. Serais-je capable de tenir 15 jours sans me connecter ? Well … je n’en suis pas certain, mais Ă  un moment il faut bien se fixer une limite. Mes petites femmes ont aussi besoin d’ĂȘtre un peu avec leur grand dadet de mari/papa et si je ne veux pas faire une overdose de web2.bullshit dans l’annĂ©e qui vient, j’ai dĂ©finitivement besoin de m’aĂ©rer les neurones et de me dĂ©sintoxiquer de cette folie furieuse qu’est l’informatĂŻte aiguĂ«.

So … en vous conseillant d’en faire autant si vous en avez l’occasion, je vous retrouve dĂ©but aoĂ»t. En ce qui me concerne, ça sera pour un stage multimedia que j’aurai l’occasion d’animer avec des jeunes du quartier des Balances Ă  Namur, et puis ensuite la mise en place et le coaching d’un fuckincool projet autour d’une fuckincool Ă©mission du service public (nom de code QALU, pour les curieux)

Sur ce, je m’en vais pour la premiĂšre fois depuis 3 ans setuper les « out of office » sur mes diffĂ©rents mails, faire taire Twitter/Facebook/Pownce et touti quanti, vider mon agrĂ©gateur et retirer la prise.

Bronzez bien

TchĂŒss

On s’en fout, c’est les vacances

La semaine passĂ©e donc, aprĂšs avoir prĂ©sentĂ© et approuvĂ© les comptes
 2005 et 2006, les membres du conseil d’administration de l’Avenir du Pays de LiĂšge ont dĂ©cidĂ© de procĂ©der Ă  l’euthanasie du bĂ©bĂ©. Et de filer la caisse au GRE LiĂšge (Groupe de redĂ©ploiement Ă©conomique), un autre bĂ©bĂ© daerdenien. Le trĂ©sor de guerre devrait s’élever Ă  216 000 €. « Devrait », parce que son systĂšme de financement pour le moins particulier amĂšne Ă  sous-Ă©valuer le montant. Selon le bon vouloir de Daerden, l’asbl Ă©tait financĂ©e par
 des intercommunales, qui payaient chaque annĂ©e 25 000 € de cotisation ! Or, Ă  ce jour, l’ALE, le CHR, Intradel et la SPI+ n’ont aucune envie de payer la dĂźme Ă  une assoc inactive. Une belle illustration du systĂšme Daerden, au service (Ă©videmment) de la collectivité  Pour un candidat Ă  la Ministre-prĂ©sidence wallonne, ça promet.

Cet extrait, tirĂ© d’un article du Pan, m’a rappellĂ© ce sujet diffusĂ© au JT le 28 juin dernier.

L’un et l’autre semblent jusqu’ici avoir fait pschiit, comme une bonne canette de Jup’ 33 Ă  l’ombre de la caravane du Tour de France (ou d’Italie, ou des padocks de Francorchamps, Ă  vous de voir). A Charleroi, depuis l’affaire des logements sociaux de La CarolorĂ©gienne en septembre 2005 jusqu’au dossier des faux procĂšs-verbaux du collĂšge, la justice avait dĂ©jĂ  signifiĂ© fin juin 2007 pas moins de 43 inculpations en vingt et un mois. Un « systĂšme » visant Ă  placer le maximum de pouvoir dans les mains du plus petit nombre et d’en profiter plus ou moins directement et Ă  plus ou moins long terme, a Ă©tĂ© mis au jour. Le parrain local n’ayant pas encore Ă©tĂ© dĂ©gommĂ©, on y joue les prolongations et le(s) procĂšs (« si on me laisse faire« , pourrait dire la juge Baeckland) risquent d’ĂȘtre intĂ©ressants Ă  suivre.

Reste quand mĂȘme qu’on ne me fera pas croire que les bons plans n’ont pas circulĂ© entre potes et trouvĂ© de subtiles dĂ©clinaisons ailleurs en Walonland. Comme le dirait mon bon Mijin, « Passe, passe le oinj, y’a du monde sur la corde Ă  linge » 😛

Mais pas Ă  LiĂšge. LĂ , c’est no problemo, on roule Ă  l’eau claire, nous monsieur ! pas de trace d’IPO ou d’OPA dans nos urines, on est clean de chez Clean&Clean, business as usual, faites une bise Ă  papa et dormez bien.

Bonnes Vacances Camarades

Fin de parcours pour PureBlog

Y’a pas Ă  dire, couper les fils et dĂ©scotcher sa face du laptop, ça y’en a ĂȘtre bon pour la santĂ©. OK, d’accord, je n’ai pas pu m’empĂȘcher de twitter mes dĂ©boires sncbĂ©ens (ils ne perdent rien pour attendre), mais quatre jours Ă  flĂąner en couple de canal en canal, Ă  siroter des pintjes en terrasse et Ă  se gaver de harengs frais, ça vous fait un chouette reset system. Ceci dit, la Google Maps des lieux visitĂ©s et de nos bonnes adresses ne va pas tarder (on ne se refait pas tout Ă  fait, hein ?)

Bref, avant de repartir fin du mois, avec nos louloutes cette fois, pour crapahuter quelques jours dans les Vosges, j’ai encore deux ou trois trucs Ă  peaufiner pour la rentrĂ©e, et non des moindres.

Avant toutes choses, je voudrais remercier Rudy LĂ©onet (le boss de PureFm) pour sa confiance. PureBlog a Ă©tĂ© une formidable expĂ©rience, j’ai pris mon pied Ă  parler du web de cette maniĂšre, Ă  donner la parole Ă  tous ceux qui sont intervenus au cours de ces 6 derniers mois pour mettre en valeur leurs expĂ©riences, pour partager leurs connaissances. J’ai rencontrĂ© plein de gens et donnĂ© des fenĂȘtres de tir Ă  des personnes qui n’auraient sans doute jamais pu s’exprimer de cette façon. Nous avons pris la tempĂ©rature de notre temps sur la toile et tentĂ© de cerner ce qui nous apparaissait important Ă  nos yeux, avec les quelques maigres moyens dont nous disposions. Je dis nous parce que Geoffrey Ă©tait avec moi dans ce bateau.

Mais donc voilĂ , oui, PureBlog s’est achevĂ© le 24 juin et ne reprendra pas en septembre. J’avais envie de faire Ă©voluer l’Ă©mission, de la faire coller aux feedbacks que vous aviez Ă©tĂ© nombreux Ă  me renvoyer, de la sortir du format « 50 minutes de musique pour 5 minutes de blabla », de la concentrer en un seul bloc hebdomadaire et d’y ajouter une grosse louche de multimĂ©dia « live on ze web ». Je l’ai dit depuis le dĂ©but, pousser des disques et animer une radio est un mĂ©tier, si je ne pouvais pas aller plus loin et continuer Ă  expĂ©rimenter, je n’allais pas m’accrocher et faire de l’antenne pour faire de l’antenne. Reconduire la formule de 2X3 heures le samedi et le dimanche aurait Ă©tĂ© totalement irrĂ©aliste, absurde et manquait singuliĂšrement d’intĂ©rĂȘt.

So … that’s it. Puisque ces conditions n’Ă©taient pas rĂ©unies (et que mes journĂ©es ne font toujours que 24h) il Ă©tait prĂ©fĂ©rable de tirer tout simplement un trait. D’autant plus que (et je rejoins entiĂšrement Rudy sur ce point), il est temps dĂ©sormais pour la RTBF d’arrĂȘter de parler des blogs, du web  2, des rĂ©seaux sociaux, du P2P, et de rentrer dans le vif du sujet en mettant en place ces outils et en initiant trĂšs concrĂštement des dĂ©marches porteuses. Et il y a lĂ  pas mal de boulot ….(je vous en reparle d’ailleurs bientĂŽt)

Pas de regret, non, juste des tout bons souvenirs (la 100Ăšme notamment, John-Paul Lepers, les chroniques de Lio depuis le Mexique, celles de Denis depuis son boulot, les coups de gueule contre les DRM, les quotas de bande passante, les politiques, les business model, l’actu des startups amĂ©ricaines, françaises, etc …).  « Causer dans l’poste » est grisant, surtout quand on est libre de dire ce qu’on veut, et de l’assumer pleinement. Je ne vais pas nier que PureBlog fut aussi une chouette vitrine pour moi, mais pas que. J’ai aussi essayĂ© d’en user Ă  bon escient pour donner de la visibilitĂ© Ă  des beaux projets, Ă  des trucs qui ont du sens portĂ©s par des gens biens. Et j’ai la faiblesse de croire que pas mal d’entre vous ont trouvĂ© ça intĂ©ressant. Finalement, c’est tout ce qui compte 😛 (bien au-delĂ  des chiffres qui, au niveau des podcasts, Ă©taient bons, et de ceux de la vague CIM qui arriveront dans quelques semaines)

Tiens, je me disais que ça pouvait ĂȘtre tof de faire une compilation des chroniques diffusĂ©es dans l’Ă©mission depuis son dĂ©but (en mai 2006). Si vous avez encore des podcasts qui trainent sur votre disque dur, faites-moi signe.