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A little bit of bon sens ?

La relation d’amour-haine qu’entretiennent les Flamands à l’égard de la langue française couplée au rejet épidermique du néerlandais par les Francophones (ne nous voilons pas la face) et l’histoire même de la Belgique rendent désormais impossible un billinguisime effectif et productif Fr-Nlds dans notre joli plateland.

Ces deux langues sont, à mon sens, trop « marquées » symboliquement pour permettre une mise à plat « défanatisée » des enjeux belgo-belges pour les années à venir. Les Flamands se braquent sur l’idée d' »intégration par la langue » tandis que les Francophones estiment, non sans raison, que parler néerlandais n’est pas aussi utile qu’on le prétend, une fois passé les frontières du Benelux. Chacun campe sur ses positions, jusqu’au ridicule. Personne ne peut en effet nier que parler une autre langue que celle apprise à la naissance est un avantage indéniable pour le citoyen lambda. So …

Pourquoi, en ces temps de béatification du fameux « compromis à la belch », signe de bonne volonté dans l’achèvement d’un but commun, n’essayerait-on pas de faire là aussi un pas l’un vers l’autre en choisissant l’anglais pour langue véhiculaire officielle ?

Sotte idée ?

Imaginez deux secondes ce que cela donnerait

– au niveau administratif (chaque région continue d’émettre ses documents dans sa langue, mais au fédéral et à Bruxelles, tout serait unilingue)

– au niveau éducatif (apprentissage accru de sa langue d’origine (ça ne serait pas du luxe, croyez-moi) couplé à celui d’une langue qui ouvre « vraiment » des portes. Le néerlandais et le français deviendraient des atouts supplémentaires, en 3ème langue). De toutes façons,pour ne fâcher personne, toutes les réunions « business » se déroulent déjà en anglais.

– au niveau politique (simplification administrative, communication identique pour tout le monde (cfr les « erreurs de traduction »), sans compter l’envergure internationale que pourraient prendre nos débats, surtout à Bruxelles-Capitale de l’Europe)

– au niveau économique (synthèse de tous les avantages pré-cités)

Sans compter la fin des mesquineries en tout genre (panneaux de signalisation absurdes, etc.), la rédéfinition d’une identité belge commune  sans qu’aucun groupe linguistique (même les germanophones) ne se sente « lesé » … Bref, une aspiration générale « vers le haut » plutôt que l’entretien malsain de nos différences. Cela permettrait en outre de faire le tri entre les hommes/femmes politiques d’envergure fédérale et les régionalistes pur jus.

Franchement, est-ce si compliqué à envisager ?

(billet largement inspiré de celui de Jean Quatremer: « l’Anglais au secours de la Belgique ?« )

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Perso, oui évidemment je trouverais ca très bien. Puis je regarde mes parents, mes grands parents et je me dis, non ca ne le fera pas. En tout cas certainement pas sur la durée d’un mandat fédéral. Parlons plutôt de génération. Les levées de boucliers (culturels, patrimoniales, économiques…) seront nombreuses…
On pourrait commencer par demander à la RTBF de diffuser ses émissions en anglais. Defossez, il a plutôt l’accent Cockney ou Yankee ? 😉

C’est surtout extrêmement réducteur. C’est je pense le sel caustique du billet de jean.

Nombre de sociétés fonctionnent sous régime bilingue, chacun y parle sa langue.

Je ne me vois pas établir des contrats notariés en anglais, ni subir la justice dans l’idiome de Shakespeare.

Une légende(?)laisse entendre que les Pays-Bas, pragmatiques en diable, auraient songé à la chose et oublié le projet.

Donc sotte idée

Pour ce genre d’idée on peut regarder ce qui s’est fait avec la monnaie unique … nombre d’adultes en charge font encore le compte en anciens francs avant de voir ce que cela représente en euros.

J’imagine d’ici nos politiciens wallons, francophones et flamands écrire leur discours dans leur langue natale et pour ensuite le traduire approximativement … pour ensuite être décrypté approximativement par des journalistes qui le transmettraient à des audiences qui à leur tour comprendraient les choses de façon encore plus floues.

Déjà qu’ici en français dans le texte, il ne savent pas relire ce qui a été dit ou pas (cfr l’histoire de laurette et sa mérule) 🙂

Alors connaissant les attitudes des uns et des autres, cela amènerait à des situations encore plus compliquées.

Et puis rappelons-nous le fameux contrat avec Bernie pour Francorchamps 🙂 Deux petites croix et le chat était dans le sac.

L’anglais pour nous sortir par le haut du marécage actuel ? Je signe à 100%. Je ne sais pas si étendre l’anglais dans toutes les administrations belges serait pratiquable rapidement. Mais à Bruxelles, je trouve cela indispensable, tout de suite. Quel rayonnement international pour la capitale si l’on avait cette audace!
Donc, idée pas sotte du tout.

Moi j’ai rien contre…

Puisque la plus grosse partie de la Belgique n’est pas bilingue mais plut^tot divisée en zone unilingue (on dit ca ?), ce serait pas mal que l’ensemble du territoire soit au minimum bilingue : Anglais + une autre langue.

A durbuy, je pourrai ainsi remplir mes documents administratif en Français ou en Anglais.
A Knokke, ce sera en Flamand ou en Anglais
A Butchenbach, ce sera en Allemant ou en Anglais.
A Bruxelles, ce sera en Flamand, en Français, en Allemand ou en Anglais. De toutes façons, Bruxelles est déjà pleine de professionels de la traduction entre toutes ces langues.

Ce qu’on pourrait faire aussi, c’est imposer l’Esperanto après un bon vieux Coup d’Etat… Quoique si on choisit le Coup d’Etat, je prefererai les Sombrero, le cigare et un Viva la Revolucíon.

J’aurai bien proposer la langue des signe, mais j’ai récèment apris qu’en fait, elle traduit en geste les sons de la langue qu’on est supposé parlé. Un muet flamand ne sait donc pas discutté avec un muet wallon : ils ne parlent pas la même langue (sans parler des accents regionaux des muets namurois).

Et on vire les profs de néerlandais pour fautes graves. 😀
Cet option me semble la plus logique.
Quoi qu’il en soit, mon gamin ne subira pas cette torture du néerlandais. 😀
(oui, j’ai été traumatisé. 😀 )

Je vais pas m’éterniser sur un projet profondément loufoque et irréaliste, tant je soupçonne surtout Quatremer d’avoir rédigé un billet bien plus ironique sur le plat pays qu’une vraie suggestion de fond….

Par contre, en bon bruxellois indépendantiste, capitalo-condescendant et éternel conchieur de provinciaux Flamins et de culs terreux wallons, je vais y aller aussi de mon fantasme institutionnel: un Etat-district libre avec la reconnaissance officielle de l’arabe, du turc et du lingala au côté du français et du néerlandais….Allez, vous pouvez lapider maintenant ! 😉

Je pense que la premiere chose et la plus importante avant de se lancer dans ce changement (niveau administratif et autre) c’est d’appliquer les panneaux à Bruxelles dans les 4 langues.
Que les annonces (STIB) soient faites dans les 4 langues ou au minimum l’anglais en plus.
Il n’y a pas une journée où je n’entends pas parler anglais dans la rue en me rendant au boulot.

Commençons par internationaliser la ville avant d’internationaliser ses habitants je pense.

En bon culs terreux arlonais, luxembourgo-indépendantiste, je suis pour le remplacement des cours de néerlandais par des cours de luxembourgeois (langue bien plus utile dans nos contrées.) et bien entendu, cours d’anglais et d’allemand.
Les profs de néerlandais seront expulsés du Luxembourg. 😀
(pendant que nos élites se chamaille, les Luxembourgeois viennent de décider une baisse de l’impôt sur le revenu 2008 de 6 % … 😀 )

@ Promethee

Si, bien entendu, mais combien de ces personnes qui se sont installées à Bruxelles ne parle pas une des trois langues nationales?

Maintenant combien de personnes ne viennent pas de l’étranger pour travailler quelques jours ou passer un court laps de temps dans la capitale?

La capitale n’a-t-elle pas non plus un attrait touristique?

@Chris,

A moins de ne pas avoir tout compris…

Les sites ou brochures touristiques ? Elles sont quasiment toutes multilingues. Je doute très fort que les visiteurs de loisirs soient lésés chez nous comme ils peuvent l’être dans d’autres villes européennes, voire mondiales. La vie de tous les jours ? C’est aux individus à apprendre les langues du pays et pas à la société d’accueil de se transformer en de projets fantasques de tours de Babel.

Le foncso européen qui vit dans sa bulle depuis 10 ans et puis qui chie qu’on ne lui parle pas en grec à Cavell, je doute que cela existe mais si tel est le cas, je lui dit: malaka !

Il me plairait que le bon bruxellois indépendantiste, capitalo-condescendant et éternel conchieur de provinciaux et amateur de bon jambon gaumais réalise un article sur le Plan de développement international.

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