Les non-dits de Leterme I qui en disent long

(Article écrit par La Boulette. La discussion se poursuit là-bas)

La déclaration de politique générale du gouvernement qui a reçu le 16 octobre la confiance de la Chambre aura été plus éclairante dans ses silences que dans ses appels à la population à faire face à la menace de l’orage, en pleine crise financière.
On connaît la propension des professionnels à user de la communication pour vendre un produit fagoté, la faculté qu’ont d’aucuns à pousser le verbiage à son paroxysme quand les circonstances le demandent. Contexte de double crise, institutionnelle et financière (en partie) oblige, la logorrhée de l’équipe Leterme I est une leçon en la matière.
Ainsi, le gouvernement a-t-il, pour boucler son budget, inscrit dans ses recettes l’engagement des Régions et Communautés à ne pas dépenser 800 millions d’euros qui leur reviennent dans le cadre de leurs dotations respectives.
Pourtant, Bruxelles a fait savoir qu’elle était exsangue et que le fédéral lui devait du pognon. Pourtant, la Région wallonne ne s’est engagée sur le principe qu’à la condition que la Flandre en fasse autant. Et la Flandre a exprimé… son veto… mais a formulé une proposition alternative.
Elle est d’accord de prendre à son compte les dépenses qui mettent en difficulté l’entité I de l’Etat (l’échelon fédéral) portant sur une série de compétences aujourd’hui partagées entre les différents niveaux de pouvoir (dont l’important département de l’emploi), à condition de pouvoir dorénavant gérer elle-même à 100% ces compétences.
Ce faisant, la Flandre de Kris Peeters, relayée par le Premier ministre Yves Leterme cette semaine à la Chambre, a une nouvelle fois insisté sur la nécessité de revoir la loi de financement qui, d’année en année assèche un peu plus les caisses du gouvernement fédéral. On en revient donc au projet flamand de responsabiliser des Régions devenues plus autonomes, encadrer plus objectivement les transferts, financer les entités fédérées en tenant compte de la richesse qui y est produite (ce qui est bon pour Bruxelles, d’autant plus si on y applique les normes internationales d’imposition sur le lieu de travail, mais là l’épure CD&V est comme par hasard plus nuancée).
A tout cela, qu’a répondu le gouvernement Leterme-Reynders? Il a acté ces conditions en inscrivant les 800 millions régionaux à son budget 2009. L’importante réforme de l’état annoncée est donc sur les rails. On peut commencer à l’envisager pour le second semestre de 2009, après les élections régionales.
2009 sera donc une année charnière, institutionnellement s’entend, mais elle sera également une année « énergique ». Autre non-dit qui veut tout dire dans la déclaration du Premier ministre, après juin 2009, on décidera de reporter la sortie du nucléaire acquise par la coalition arc-en-ciel. Yves Leterme a rappelé l’échéance d’une réflexion l’année prochaine sur le mix énergétique telle qu’annoncée par le ministre Magnette en vertu de l’accord de gouvernement. Il faudra, a dit Leterme, proposer un modèle qui permette de rencontrer Kyoto (baisse des émissions CO2), de ne pas alourdir la facture des citoyens et d’assurer à la Belgique la sécurité d’approvisionnement. Du tout cuit pour le nucléaire. Dans le même temps, le gouvernement taxe les producteurs à hauteur de 500 millions d’euros (en réalité 360 millions après déduction d’impôts). GDF-Suez-Electrabel s’étrangle et menace mais se couchera lorsqu’elle aura la certitude de pouvoir continuer à actionner la pompe à milliards productrice d’énergie fissile.
La communication code-barre du gouvernement fortement teintée de non-dits, d’omission à l’insu de son plein gré est bien assumée en son sein. Ainsi, le secrétaire d’Etat Bernard Clerfayt, adjoint au ministre des Finances Didier Reynders, annonça urbi et orbi les différentes mesures prises pour le budget, en oubliant un détail, la taxation via le système du cliquet, des carburants en cas de baisse de prix. Mesure environnementale peu populaire qui, proportionnellement à la richesse, touchera essentiellement la classe inférieure et la classe moyenne. Il faut dire que le bourgmestre de la cité des ânes peut désormais être qualifié d’expert en omission, fausses informations et usage de fausses informations, lui qui n’a pas hésité récemment à renvoyer les tenants de la création d’une banque publique non sujette à la volatilité des cours, à ouvrir un compte à la banque nationale, pourtant cotée en bourse et… non accessible aux particuliers. Là, ce n’est plus du non-dit. Disant cela, notre expert financier, a c’est clair, failli à sa tâche. Cela lui a valu de la part de Josy Dubié (Ecolo) d’être affublé du sobriquet de « Sarah Palin de la politique belge ».

Durum

Pas le temps de bloguer ? Et ton Facebook, c’est du poulet !?

Ca me fait de plus en plus marrer d’entendre des gens me dire « je n’ai pas le temps de bloguer » mais qui passent des heures à chatter sur MSN, à partager leur préférences musicales/culinaires/sexuelles sur autant de forums dédiés,  à commenter jusqu’à plus soif la dernière idée de la ministre Machin sur les sites d’info ou à poker leurs potes à longueur de journée sur Facebook.

Hé ho les mecs ! C’est du pareil au même tout ça ! Techniquement, certes, vous ne bloguez pas, mais dans les faits, vous êtes bien plus accros au web que le gus qui pond un petit billet un jour sur deux sur son Skyblog ! L’argument chronophage ne tient plus (pour autant qu’il n’ait jamais été une bonne excuse pour refuser de s’exprimer)

Friendfeed

La seule différence, c’est que toutes vos activités sont « éclatées » et que donc vous ne conservez pas d’archives de votre présence en ligne. C’est assez dommage car toutes ces interactions vous définissent  à un instant T mais aussi plus durablement dans le temps. C’est une partie de votre vie dont vous ne conserverez aucune trace. Un peu comme si votre grand-mère de 90 ans avait arrêté d’alimenter son album photos depuis la fin des années 60′ …

Si avoir un blog permettait de publier en un seul et même endroit tout ce qu’on voulait partager, maintenant on utilise Facebook (ou FriendFeed pour les geeks) pour agréger l’ensemble de nos activités en ligne.

A tout bien y réfléchir, je passe d’ailleurs bien plus de temps à décortiquer mon agrégateur, à bookmarquer des liens intéressants où à interagir sur Twitter qu’à écrire sur ce blog …

Et vous ? A quelles activités passez-vous votre temps lorsque vous êtes en ligne ?

EDIT 20/10:

Ils en parlent aussi chez eux:

Philippe Couve: « Ce que bloguer veut dire »

« Bloguer, c’est le fait d’écrire en réseau, pour un réseau, avec un réseau. Le caractère distinctif du blog, c’était l’exploration des possibilités des réseaux. Le blog était le premier à l’offrir. Il n’est plus seul désormais avec le développement des autres outils que l’on réunit sous l’appellation de réseaux sociaux. »

Nicolas Voisin: « Blogueurs : Nos usages changent (ce n’est pas sale) »

Vendredi, jour du poisson (et du retour de la vengeance du papier)

J’avais vu passer l’info chez Guim, demandé via Twitter si quelqu’un avait un contact à la rédaction de ce nouvel hebdo papier « dont la rédaction est… l’internet : la quasi-totalité les articles ont été écrit par des blogueurs ou des journalistes ne publiant que sur l’internet », laissé un message chez Jean-Marc, reçu de Narvic un numéro de portable en direct messaging sur Twitter, reçu de la même manière de Benoît un autre numéro, reçu enfin par mail le feu vert de Philippe Cohen, avec son numéro perso, booké avec Pascal Claude un créneau pour l’interview et un studio, et, in fine, enregistré à nous trois plus de 10 minutes de conversation. Tout cela avant qu’il ne se soit écoulé en tout et pour tout moins de 24H …

Le résultat sera diffusé demain dans Matin Première mais voici déjà le fichier brut (tout juste nettoyé des essais micro).

[audio:http://api.ning.com/files/0fAl8u4csJL2kGJtwYqeYudsVag8vjX3lavR-RgONCBGz-E97Wta7pCStOw4ARHpZa4*PiuPNw8kmBsjlVnG0Q7G9DtnCS3p/vendredi5.mp3]

Je n’ai pas le temps ce soir de faire un billet exhaustif pour détailler le paquet de choses très  très (j’insiste) intéressantes qu’on y apprend (genre: que Vendredi est tiré à 200.000 exemplaires, que les bloggeurs seront rémunérés si leurs articles sont repris, que 10 personnes travaillent à temps plein sur ce journal, etc.etc.)

Ecoutez le podcast et signalez-moi dans les commentaires tout ce qui vous semble pertinent. J’updaterai mon billet en fonction de vos contributions.

(Allez voir les bandes-annonces disponibles sur leur site, elle sont très drôles !)

????????? *

Petit billet qui me permet de faire d’une pierre deux coups, à propos des communicants en général et de leurs « relations presse » en particulier.

Le premier est un coup de chapeau à Michelle Blanc, pour sa majestueuse apparition sur la Big Idea Chair de Yahoo-Canada. La photo est superbe et pleine de sens. Il fallait du respect pour lui proposer cela, et de la classe pour l’accepter …

Michelle on The Big Idea Chair

Rencontré à Montréal l’an dernier, je souscris pleinement à sa manière d’envisager le business et la communication d’entreprise (mais aussi interpersonnelle, et elle sait de quoi elle parle) à l’ère du brouzouf qui nous occupe. Elle fait partie de ceux dont la voix compte et qui ont, croyez-moi, une fameuse guerre d’avance sur l’armée mexicaine de PR à deux sesterces qui inondent tous les jours ma boîte mail.

Le deuxième coup, de coude cette fois, s’adresse justement à cette dernière catégorie de professionnels, laquelle ne semble pas encore avoir percuté que les clients/bloggeurs/journalistes en avaient plein le dos de n’être que des numéros dans leur database, des chiffres sur le boulier-compteur, des pisse-copie qu’on manipule à coup de lêchage de fion et de petits fours en sauce.

Je me permets donc de reproduire, à toutes fin utiles et parce qu’au bout d’un temps cela commence à bien faire, la réponse que j’ai envoyé fin de semaine dernière à Magdalena (nom d’emprunt), sympathique PR bruxelloise, qui me demandait, en gros, de faire son boulot à sa place (et pour pas un balle) « Auriez-vous une liste de bloggeurs à qui envoyer mon communiqué de presse pour qu’ils parlent de mon nouveau shop en ligne ? » …..

Bonjour Magdalena,

Il n’existe malheureusement pas de « liste magique » des bloggeurs à contacter … surtout via des communiqués de presse qui, par définition, sont assez impersonnels. Le mode de communication des bloggeurs est à l’inverse des mass media; leur envoyer un courrier « ad generalis », c’est prendre le risque au mieux d’un classement vertical de ton communiqué (1 clic), au pire, d’une bronca contre ta communication, avec des effets parfois ravageurs et durables pour l’image de ta marque ….

La meilleure chose à faire, si tu souhaites inclure des bloggeurs dans ton plan de com’, c’est de commencer par établir le contact avec ceux qui pourraient être intéressés par ton « produit ». Il existe des outils pour les chercher et les trouver. Après, il faut prendre le temps de lire ce qu’ils racontent sur leurs blogs, de commenter leurs propos, de discuter avec eux et de voir de quel bois ils se chauffent avant de leur proposer de découvrir ce que tu as à leur proposer. Cela demande un peu de temps et un certain engagement de ta part mais le résultat peut être à la hauteur de cet investissement … Plusieurs billets sur différents blogs à propos de ta campagne et c’est une visibilité qualitative accrue pour ta marque dans Google, avec tous les avantages que cela représente  …

Si tu désires avancer dans cette voie, alors je peux éventuellement t’aider à trouver les bons bloggeurs vers qui focaliser ton attention. Si tu n’a pas le temps, pas l’envie ou les moyens, je te conseillerais alors de te contenter d’un communiqué classique envoyé aux médias/journalistes traditionnels.

A l’instar de celui de la finance, le monde de la communication n’évitera le nauvrage qu’à condition de remettre la CONFIANCE au centre de son activité. Et ça, chère Michelle, je doute que tu me contredises si j’affirme qu’il s’agit d’une notion qui n’a pas de prix … mais un coût certain.

* Pour beaucoup, évidemment, c’est du chinois 🙂

(Update) « Faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou » (Jacques Brel, 1966) *

UPDATE 14/10: J’ai en fait le thème de ma chronique sur la Première ce mardi matin. Voir aussi la fameuse vidéo de « La Chute » sous-titrée en version Fortis)

[audio:http://api.ning.com/files/gu*vjcwY6q2xSdx3cqyKc4UmPwgZFX7nYwYbrVdss*riZmO9d18tTYxMddJgRqhhpK-GlqoLZza0i8x91qRvT4b-s036q2k5/LPMAPNT_Nouvelles_Technologies_14102008_6113883.mp3]

Quel est le point commun entre cette vidéo réalisée par quelques un des d’jeunes qui jazzent en Silicon Vallley (ils bossent pour Google, Blip.tv, Facebook, Drop.io, …) et les gaillards qui ont organisé/assisté à Monaco la semaine dernière à de gargantuesques banquets (3.000 euros/le couvert) sur le compte des banques Fortis et Dexia ?

Un super mauvais timing.

Qui va les propulser bien malgré eux en tête du ranking des big mistake de l’année.

Je m’explique.

En temps normal, des geeks qui s’auto-filment en lipdipant une chanson hype au bord d’une piscine tout en buvant des coups, ça aurait juste fait se gausser la branlosphère techie et fait saliver un peu plus les wannabee entrepreneurs.

Sauf que là, Google a perdu la moitié de sa valeur boursière en moins d’un an, que les start-ups, fussent-elles californiennes, licencient prévisionnellement et que les gourous de la place annoncent un assèchement drastique des liquidités disponibles.

Faire les zouaves à Chypre sur le budget levé lors du dernier tour de table n’était donc sans doute pas le meilleur signal à donner aux investisseurs, qui s’ils pensaient encore sortir 1$ de leur poche cette année, ne le feront sans doute pas dans ces boîtes-là. Sans compter la méfiance qui rejaillira sur les autres jeunes sociétés du coin.

Les CEO et autres A-List bloggeurs n’ont qu’à bien se tenir, leur consommation data lors de leurs livecasts va être passée au crible, fini de rire. Michael Arrington (Techrunch) va encore plus loin: pour lui, l’ère bénie du bullshitage 2.0 est terminée. Retour sur terre imminent, gueule de bois assurée.

En temps normal, des jeunes cadres dynamiques multi-businesschoolisés qui explosent la Gold du boss au resto et qui planquent la note en frais de représentation, ça aurait juste fait une chouette photo dans le journal interne de la boîte et aiguisé un peu plus les dents des IngéCom qui se tapent des cailles aux Jeux d’Hiv’.

Sauf que là, la Gold est au nom du Premier Ministre et que son budget « sauvetage & rattrapage de conneries » commence à devenir très short. Sans compter sur le contribuable moyen qui tout doucement se met à douter de la solidité de ses bons d’Etat et des vertus de la concurrence libre et non faussée.

Faire les zouaves en Ferrari sur le Roch’d’or avec les fonds de tiroir de la branche 21 n’était donc sans doute pas le meilleur signal à envoyer à Marcel, dont les placements de bon père de famille viennent tout juste de terminer aux chiottes.

Les CEO et autres fondés de pouvoir n’ont qu’à bien se tenir. Leurs soirées « Cigares, Anal-Lise de risques et petits fours » vont être drastiquement revues à la baisse. Fini de rire, retour sur terre imminent, gueule de bois assurée.

* Rendons à César ce qui lui appartient. J’ai emprunté ce titre, issu de la chanson « Ces gens-là », grâce à une citation repérée sur France Info.

Alzheimer, Krugman, l’économie ouverte et Bruxelles

(Article écrit par Jean-Yves Huwart. Vous connaissez le principe: la discussion se poursuit chez l’auteur)

Je me faisais la réflexion cet après-midi: décidément, il ne fait pas bon être “ultra-libéral” (concept vague) en cette période. Après Ronald Reagan, décédé en 2004 de la maladie d’Alzheimer, Margareth Thatcher est lentement emportée aujourd’hui par le même mal neurodégénératif. Nous savons ce que diront les mauvaises langues.

Voici deux ans, décédait Milton Friedman, grand théoricien de la révolution reaganienne, pape de l’Ecole de Chicago et prix Nobel d’économie en 1976.  En 2008, c’est presque un anti-Milton Friedman qui reçoit le Nobel dans la discipline: le néo-keynésien Paul Krugman, grand expert de la mondialisation et columniste hors pair. Paul Krugman

C’est peu de dire que cela bascule aujourd’hui dans le monde. Ironie suprême, le Fonds monétaire international (FMI), en semi-chômage technique ces dernières années en raison du récent essor économique de l’Asie et, plus récent encore, de l’Amérique latine, a repris du service. Cette fois, pour aider les pays développés comme l’Islande, ou assister les sauvetage des banques européennes et américaines…

Ce qui ne change pas, par contre, c’est le détricotage de l’équipe BEL 20 et du tissu des grandes entreprises belges. Après la vente de nos fleurons à la France (surtout), il nous restait au moins quelques grandes banques. C’est donc terminé. Combien de temps nos deux grands groupes pharmaceutiques, Solvay et UCB, de taille moyenne à l’échelle internationale, pourront-ils demeurer seuls, isolés ? Le brasseur Inbev, après la reprise d’Anheuser-Bush, est désormais plus américain et brésilien, que belge.

Dans le contexte actuel de réflexion sur l’avenir de la Belgique, il serait bon d’intégrer ces nouveaux éléments, qui ne sont parfois que la confirmation d’une tendance à l’oeuvre depuis plusieurs années. Nous n’avons plus d’acteurs de poids. Mais nous avons une fourmilière de PME. Nous sommes l’une des économies les plus ouvertes du monde (les exportations représentent 87% du PIB).

Nous devons sans doute le devenir encore plus demain.  En misant (faut-il encore le dire) sur Bruxelles.Dans l’économie moderne, small is not beautiful. Comme dirait Seth Godin: Small is the new big!  Mais il est temps pour une nouvelle stratégie. Soyons confiants. Si, si !

Où sont nos élus sur internet?

(Billet écrit par Charles Bricman. La conversation se poursuit chez lui)

Si vous prenez le trombinoscope de la Chambre et du Sénat belges, vous pouvez facilement vous faire une idée de l’activité de nos élus sur le web. J’ai rapidement passé les francophones en revue et j’en retiens provisoirement 4 conclusions:

  1. A peine un peu plus d’un sur deux annonce un site web personnel ou un blog. C’est quand même fort peu, je trouve, compte tenu de la puissance et de l’accessibilité de l’outil.
  2. Rares sont ceux qui font un peu de trafic. Le plus lu, et de loin, c’est Alain Destexhe, le poil à gratter du MR, si je me base sur le traffic rank d’Alexa. La jauge est approximative, je sais, mais Destexhe est si loin devant tous les autres (ses dauphins sont Reynders et Di Rupo, dans cet ordre) que son leadership sur la Toile ne paraît pas contestable.
  3. Sur les cinq premiers, il y a quatre blogs (actifs et régulièrement mis à jour, je précise; Reynders est le seul site “classique”, un CMS évidemment). L’internaute n’a pas besoin de plaquettes amidonnées, c’est le contenu qui l’intéresse, et la possibilité d’engager la conversation. Ils n’aiment pas ça, les élus, pouvoir discuter avec leurs électeurs?
  4. Le premier élu CDH, je vous laisse découvrir l’identité de cet illustre, se hisse courageusement à la 23e place, derrière le premier FN.

A ce stade, j’ai pour tous ces bonshommes (et bonnes dames) un tableau Excel avec les traffic ranks d’Alexa et les page ranks de Google (au passage, aucun – sauf Reynders – n’affiche plus de 4/10 alors que mon petit blog en est à 5). J’ai bien envie de poursuivre l’enquête. S’il y en a parmi vous que ça intéresse, pour une recherche collaborative ou pour obtenir les résultats, faites moi signe.