L’agrégateur des fous à lier est en ligne

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« Des bloggeurs, pas des moteurs ! »

Petit billet explicatif sur le concept des Aaaliens.com, une expérience de journalisme de liens lancée ce vendredi en compagnie de quelques compères de choix (cfr. liste ci-dessous).

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(Les blogs sont dangereux !) MAJ 3: Pieter De Crem: Voir New York … et revenir

Nathalie Lubbe Bakker

MAJ 30/11: Un léger vent de foutage de gueule blogosphérique souffle au-dessus de la tête du ministre De Crem. A ce stade, il pourrait carrément changer de nom tellement son karma Google s’est fait pourrir pour au moins les 3 futures élections à venir …


Een boodschap van Al Blogger from Maarten Schenk on Vimeo.

MAJ:28/11: Ainsi donc, les blogs sont dangereux. Tel l’a déclaré le ministre de la Défense hier à la tribune du parlement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les bloggeurs belges (francophones et néerlandophones) ne semblent pas particulièrement apprécier.

A la RTBF , nous avons publié un article qui attend vos réponses et celles des hommes et femmes politiques:

Les blogs sont-ils un danger ? Faut-il légiférer en la matière ? Comment les politiques vont-ils utiliser le web dans le cadre de la campagne pour les élections régionales et européennes ?

Ils en parlent sur Twitter

et aussi:

sur TechCrunch: When Everyone Is A Blogger, Nothing You Say Is Off The Record

De Crem verklaart oorlog aan de blogs
A Belgian story… on a dangerous blog !
I am dangerous. Grrrrrrr.
Ongelukkig
Le ministre de la Défense belge trouve les blogs dangereux
Pieter De Crem vindt blogs gevaarlijk
PieterDeCrem.
Is bloggen gevaarlijk?
Belgische Bloggende Barvrouw terecht ontslagen door Bezorgde Baas
Ik ben een gevaarlijk fenomeen
Opgelet we zijn gevaarlijk
Gevaarlijk.
Public Enemy.
Pieter De Crem & les blogs

De Crem na New Yorkse kater: « Bloggen is gevaarlijk »
Slechte week voor: Pieter De Crem
De Crem geeft telefoontje toe

Il fallait pas balancer Pieter De Crem
Belgian blogger fired in NY after criticizing Minister of Defense
Barvrouw ontslagen door DeCrem
De Crem in New-York : op stap met de dronkenlap
Can you just blog anything ?
How responsible should bloggers be ?

Une bannière a même été mise route par une agence de com’ futée

Pieter De Crem

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MAJ 27/11: Le ministre de la Défense a été interpellé ce jeudi devant le parlement quant au contenu du programme de son récent voyage à New York et au licenciement dont une bloggeuse se dit avoir été victime suite  à la publication sur son blog d’un article mettant en doute la pertinence de celui-ci (cfr. mon billet original plus bas.)

Comme on pouvait s’y attendre, les questions sont venues, entre autres, de son meilleur ennemi, le ministre sortant André Flahaut.

Selon l’agence Belga, « Il (le ministre De Crem) a répondu par une longue énumération de rencontres et de visites qu’il a faites à New-York, dans le Nevada, à San Diego, à Monterrey et à Washington pour justifier son déplacement.

Quant à l’épisode du bar, il a reconnu qu’un membre de son cabinet a informé le patron du bar du contenu du blog d’un membre de son personnel. Il se défend cependant d’avoir demandé le licenciement de la personne.

Le Ministre a qualifié cet épisode de « non événement » tout en soulignant le danger de l’évolution des techniques qui a pour conséquence que quelqu’un peut écrire n’importe quoi sur un blog.

« Tout le monde ici est une victime potentielle de ce genre de chose. Nous devons y refléchir », a dit le ministre.

Après les répliques, il a indiqué qu’il avait demandé au service juridique de la Défense de voir comment il pouvait défendre son honneur dans cette affaire.« 

Dont acte.

Ceci étant dit, je m’interroge sur la nature de la réflexion que M. De Crem veut mener à propos du « danger de l’évolution des techniques qui a pour conséquence que quelqu’un peut écrire n’importe quoi sur un blog » ? Sa dernière phrase, à propos de la « défense de son honneur », ne laisse quant à elle planer aucun doute sur les suites judiciaires qu’il souhaite donner à ce non-événement.

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Nathalie Lubbe Bakker est Belge et a(vait) jusqu’il y a encore quelques jours, du boulot dans un bar de New York.

Le 18 novembre dernier, une délégation emmenée par le ministre belge de la Défense Pieter De Crem fait la fête dans son bar et elle en profite pour causer un peu avec un des ses conseillers. (Je retranscris le dialogue tel qu’elle le décris dans son billet, en néerlandais)

– « Qu’est-ce que vous faites à NY ? »

– « Ben, on avait des rdv à l’ONU mais ils ont été annulés. Les autres délégations sont restées à Genève »

– « Vous ne le saviez pas avant de partir ? »

– « Si, mais il ne se passe tellement rien à Bruxelles pour l’instant qu’on a quand même décidé de venir à NY. Tu sais, je n’y étais encore jamais venu ! »

Hier, Nathalie Lubbe Bakker a appris que son patron avait reçu un coup de téléphone du porte-parole du ministre. Et que, dans la foulée, elle n’avait plus de boulot.

Un peu dégoûtée par la situation, elle écrit sur son blog toute son incompréhension et rappelle que le ministre était à New York dans l’exercice de ses fonctions.

Contacté par les journaux De Standaard et Het Nieuwsblad, le ministre a nié être intervenu afin de faire licencier Nathalie.

Mais n’a pas démenti s’être rendu à New York pour des prunes … (MAJ: c’est désormais chose faite, cfr. supra)

Attentats de Bombay: Twitter’s power

(Article initialement posté sur RTBF.be) Les attentats survenus à Bombay ce mercredi font l’objet d’une couverture médiatique très importante, en Inde bien sûr, mais aussi à l’étranger car de nombreux touristes font partie des personnes retenues en otage. Sur internet, une quantité phénoménale d’informations afflue au fur et à mesure que les événements évoluent. Sur place, les journalistes mais aussi les internautes utilisent tous les outils à leur disposition pour rendre compte de ce dont ils sont les témoins. En voici un tour d’horizon.

Depuis mercredi soir, les chaînes de télévision indiennes IBN (ici) et NDTV (ici) diffusent leurs programmes en direct et en continu sur la toile. Des dizaines de vidéo extraites de ces programmes télévisés ainsi que des vidéos prises par des personnes sur place ont déjà été mis en ligne sur Youtube (ici)et les autres sites de partage de vidéos.

Les sites de photos, comme Flickr, voient également leur trafic augmenter considérablement via la publication de photos venant directement de Bombay (par ex. ici)

De nombreux blogs (ici, ici, ici et ici, entre autres) parlent également des ces attentats. Une bloggeuse indienne, Sonia Faleiro, raconte (ici) comment elle fut prise en otage à l’intérieur de l’hôtel Gordon House, dans le secteur sud de Bombay

Une page Wikipédia dédiée au attentats a été mise en ligne (ici) et un site spécial a même été créé afin de relayer des messages que les réseaux téléphoniques surchargés ne peuvent transmettre (en anglais, ici). Une carte (ici) indique par ailleurs les endroits où les terroristes ont frappé.

Les sites de « journalisme citoyen » grouillent également de témoignages et d’analyses à chaud des événements. c’est le cas notamment de Global Voices (en anglais, ici), Now Public (en anglais, ici) et Ground Report (en anglais, ici)

Plusieurs grands sites technologiques comme TechCrunch (ici), BoingBoing (ici), Wired (ici) et TechMeme (ici) se faisaient jeudi l’écho de l’afflux considérable d’informations en provenance des réseaux sociaux.

Parmi ceux-ci, le plus utilisé au cours des dernières 24 h fut sans conteste Twitter (ici). Les internautes du monde entier se sont en effet rués sur cet outil de publication instantannée afin de s’alerter mutuellement des dernières nouvelles et les commenter en direct. Certains médias américains comme CNN (ici) et KCBS (ici)) ont d’ailleurs utilisés ce vecteur pour faire appel aux témoignages d’internautes présents sur place.

Vous pouvez suivre ce qui se dit sur Twitter à propos des attentats en vous rendant sur cette page (ici) (MAJ: ou sur celle-ci, qui est plus précise dans les résultats)

A noter aussi que l’importance de ces nouveaux outils dans le traitement de l’information fait également débat. Plusieurs personnalités du web comme Mathew Ingram (en anglais ici) et Ewan McLeod (en anglais ici) ont ainsi émis des réserves quant à la pertinence des informations récoltées par le biais des réseaux sociaux et leur utilisation parfois de manière brute à l’antenne des « grands » médias.

( Big Big Thanx to Gaurav Mishra’s Weblog )

Le 26/11, en brèves

7 wonders of the modern world

-> Obama wants to keep his BlackBerry

“Well, I’m, I’m negotiating to figure out how can I get information from outside of the 10 or 12 people who surround my office in the White House,” Obama says in the interview.

“Because, one of the worst things I think that could happen to a president is losing touch with what people are going through day to day.”


-> L’ISS fête ses 10 ans

Le Boston Globe nous livre une série de photos exceptionnelles à l’occasion des 10 ans de la station spatiale internationale (ISS)

Quelques photos exceptionnelles, signées par le Boston Globe

->The 15 Most Expensive Paintings in the World

Wizzgo: La leçon de Napster n’a donc servi à rien ?

Est-on en train de vivre un de ces bis repetita dont seule l’Histoire a le secret ? Il est pourtant bien dit que même les ânes ne butaient pas deux fois sur la même pierre …  Et pourtant, la condamnation hier de Wizzgo (une société qui proposait aux internautes un service de « magnétoscope numérique personnel à distance ») me fait bigrement penser à celle de Napster en 2001.


p2p connection by ~SOL-EiL on deviantART

Alors qu’elle pensait avoir fait le plus dur, et plutôt que de chercher à évoluer et à mettre ses clients au centre de ses préoccupations, l’industrie du disque a mis 7 ans et crâmé plusieurs millions de $ pour tenter de supprimer une techonologie (le P2P) et empêcher l’avènement d’un bouleversement profond de la manière de consommer une musique désormais dématérialisée. Tout ça finalement pour venir pleurer derrière iTunes, inonder la toile de sonneries de téléphone pouraves  et, comble de l’ironie, tenter de faire revivre Napster.

Dans le cas de Wizzgo, les majors du programme télé M6 et TF1 ont eu sa peau (500.000 euros d’amende, vous appelez ça comment ?) en arguant de « contrefaçons des droits d’auteurs et des droits voisins ».

Ben oui, forcément … Un service où l’internaute choisi le programme télé qu’il veut enregistrer à distance et récupère ensuite le fichier pour le lire sur son ordi, son téléphone, son disque dur … ça a de quoi en défriser quelques uns.

Totalement disruptif par rapport au business model actuel du monde de la télé mais tellement en phase avec le mode de consommation d’utilisateurs plus que jamais actifs, Wizzgo est à mon sens condamné … à survire et à réapparaître ailleurs, autrement, sous un autre nom, sous une autre forme, avec encore plus d’utilisateurs déçus des pratiques dans lesquelles l’industrie de la télé à papa voudrait les enfermer, par sécurité, par contrôle, par peur du changement, par ignorance de ce qui se passe « en bas », …

Une industrie qui risque bien d’encore engloutir quelques milliards en DRM et autres crasses copyrightées empêchant le cross-media avant de se rendre compte qu’il vaut bien mieux « faire avec »  ses clients que « lutter contre » les vilains pirates ….

Une pétition en faveur du droit à la copie privée (ce qui n’est finalement rien d’autre que ce que Wizzgo propose)  a été mise en ligne. Elle a déjà récolté plus de 30.000 signatures.

(Thanx à Sam pour l’alerte)

Immersion, piège à cons ?

(Ce billet « coup de gueule » sur l’enseignement a été rédigé par mon épouse, Laurence, à qui je suis extrêmement fier d’ouvrir les portes de mon blog aujourd’hui. Elle assurera bien sûr elle-même le « service après-vente » dans les commentaires. )

Depuis plusieurs années fleurissent un peu partout dans nos écoles des sections d’immersion linguistique en néerlandais, avec les meilleurs éléments (triés sur le volet s’il vous plaît, avec « interview d’embauche ») et les meilleurs enseignants (des « native speakers » flamands). Si j’écris ces lignes, ce n’est pas contre l’apprentissage des langues, maîtriser une langue étrangère est un atout que personne ne contredira, mais contre cette hypocrisie ambiante et le véritable danger que représente l’immersion en néerlandais pour notre culture francophone.

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