Il n’y a pas de droit inaliénable au business de l’info *

image-1Les couteaux, les opinels, les crans d’arrêt et les tessons de bouteille sont sortis entre la Vénérable presse française et le Vilain Google.

Les Etats Généraux n’en finissent plus de lister les points de fission entre des approches diamétralement opposées de l’écologie de l’information, entre vendeurs de papier et chercheurs sponsorisés, entre un processus de fabrication top-down cyclique et une construction collaborative instantanée.

A lire les tweets distillés hier soir par Eric Scherer (qui m’ont inspiré la vidéo ci-dessous) au sortir d’une réunion qui mettaient les deux parties en présence, le clash des mentalités est tel que la rupture semble désormais inévitable. Alors que tous, Google, les médias et les consommateurs auraient à gagner à collaborer pour innover et défricher des solutions win-win-win, les tueurs d’arbres préfèrent s’accrocher à leurs branches malades, quitte à crouler avec elles.

« Pour tous les éditeurs, quelque chose s’est brisé ces derniers mois dans notre relation avec Google », a estimé le patron de PubliPrint du Figaro, Pierre Conte. « Il y a encore six mois nous pensions y arriver, mais aujourd’hui, avec la crise actuelle, nous vous considérons comme notre pire ennemi ».

A lire chez Eric, l’intégralité de son article « Etats Généraux : Google en position d’accusé« .

L’info, comme l’argent, doit circuler pour irriguer les veines de notre société. Quand la confiance est perdue et qu’on préfère serrer les fesses en apnée, c’est l’infar à tous les coups. Google n’a pas plus de « droit » à faire du pognon avec l’information que Dassault ou Berlusconi Mediaset. Ce sont les control freak qui agitent le spectre de la Peur et  s’enferment dans des logiques nécrosantes (genre, en faisant des procès à ses clients) qui vont morfler le plus de la dématérialisation.

En Belgique les éditeurs s’étaient tirés une balle dans le pied. En France, les journaux quotidiens figureront donc en première ligne et seront  la chair à canon de cette guerre qu’ils sont en train eux-même de réclamer. Tu parles d’un suicide …

* The market and the internet don’t care if you make money

0 réponse sur “Il n’y a pas de droit inaliénable au business de l’info *”

  1. Ah ah ah ah …. c’est une bien bonne nouvelle.

    Qu’on fasse le ménage et que disparaissent tout ceux inadaptés à l’évolution de l’espèce de l’information.

    Qu’ils aillent relire « L’origine des espèces » de Darwin ou la « Loi de la sélection naturelle ».

    http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Origine_des_esp%C3%A8ces

    http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9lection_naturelle

    La théorie de la sélection naturelle permet d’expliquer comment l’environnement influe sur l’évolution des populations en sélectionnant les individus les plus adaptés et constitue donc un aspect fondamental de la théorie de l’évolution.

    Petit souvenir, il aura fallu 71 ans pour que sa explication soit admise par l’ensemble de la communauté scientifique. Sans parler de l’intelligent design qui tente un retour en arrière.

    Bien des parallèles à faire avec les meilleurs amis de la forêt 🙂

  2. Tiens voilà un bon titre pour un e-book :

    L’origine de l’information

    L’évolution dirigée de l’information était déjà à son époque un fait largement admis et mis en pratique par les journalistes au moyen de croisements. Elle ne prêtait pas à contestation, et n’était d’ailleurs pas nommée ainsi. On parlait simplement alors d’« amélioration de la race », en général quotidienne ou hebdomadaire. Le choix des meilleures infos pour la reproduction était sans doute pratiqué depuis l’Antiquité dans cette optique : qui aurait acheté à prix fort un scoop malingre pour la reproduction ? Qui n’aurait observé que les enfants affichent certains des traits de leurs parents plutôt que ceux des voisins (en principe) ?

    En ce qui concerne la sélection, le postulat de base de Marshall Mc Luhan est qu’il n’y a pas de puissance surnaturelle qui sélectionnerait les informations afin d’améliorer les espèces de journalistes. Chez Mc Luhan, il n’y a pas de théorie ou de définition de la notion de vie de l’information. La sélection doit donc être le produit d’un ressort non-intentionnel et non-dirigé, émaner d’un ensemble de conditions spontanées et nécessaires, qui aboutissent néanmoins à l’adaptation de l’info vivante à son milieu.

  3. J'attends avec délectation la plainte annoncée par Lagardère contre Google pour abus de position dominante… On croit rêver… Les média Belges s'étaient « tirés une balle dans le pied », les Français, eux, visent la tête.

    Allez hop, tout le monde dans la blacklist de Google, qu'on en parle plus.

  4. Hello Fabrice,

    Je crois que ça sera effectivement un grand moment de rigolade … tu aurais dû voir les arguments développés par les éditeurs belges à l'époque. Il démontraient une méconnaissance effarante de la manière dont Google fonctionnait. « Google nous vole notre contenu », étant la plus flagrante.

    @François: pas mal comme théorie mais fais gaffe, tu vas te choper les créationistes sur le dos, genre: Le Figaro a été créé pas Dieu, un jour où il n'avait plus rien pour emballer son poisson du vendredi 🙂

  5. J'attends avec délectation la plainte annoncée par Lagardère contre Google pour abus de position dominante… On croit rêver… Les média Belges s'étaient « tirés une balle dans le pied », les Français, eux, visent la tête.

    Allez hop, tout le monde dans la blacklist de Google, qu'on en parle plus.

  6. Hello Fabrice,

    Je crois que ça sera effectivement un grand moment de rigolade … tu aurais dû voir les arguments développés par les éditeurs belges à l'époque. Il démontraient une méconnaissance effarante de la manière dont Google fonctionnait. « Google nous vole notre contenu », étant la plus flagrante.

    @François: pas mal comme théorie mais fais gaffe, tu vas te choper les créationistes sur le dos, genre: Le Figaro a été créé pas Dieu, un jour où il n'avait plus rien pour emballer son poisson du vendredi 🙂

  7. Perhaps the most exclusive of the apps was Check OK, a platform
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