« We are what we share »

Nous sommes ce que nous partageons« … ça paraît tout simple comme ça, mais je vous jure que ça va en défriser plus d’un …

Pas un jour ne se passe en effet sans que les modèles de production, de diffusion et de monétisation des biens de consommation courante mais aussi culturels et immatériels issus du 20ème Siècle ne soient passés cul par dessus tête.

Ce qui me frappe le plus, c’est que ce sont les mêmes capitaines d’entreprises, ceux dont le regard multi-MBAtisés était censé porter le plus loin, qui sont en train de se prendre des claques au format 15 tonnes de la part de gamins qui pourraient être leurs petits-fils (et qui le sont d’ailleurs fort probablement)

« Partager ? Mais quoi donc ? Rien n’est jamais tout-à-fait gratuit ! »

Certes.

Mais tout ne s’achète pas non plus.

Et ça, ils ne l’avaient pas prévu …

UPDATE: J’emprunte à Benoît Raphaël (rédacteur en chef du Post.fr) les quelques lignes ci-dessous (en vous conseillant vivement l’intégralité de son billet) traduites d’un article remarquable de Clay Shirky, intitulé: « Journaux: penser l’impensable » Ou comment l’industrie de la presse continue de fonctionner en refusant de voir cet « impensable » scénario …

– Les outils pour partager les contenus ne vont pas disparaître, ils vont se multiplier.
– Les murs (payants) installés autour des contenus vont devenir de plus en plus impopulaires (…)
– Les gens vont résister, ils refuseront d’être éduqués à agir contre leurs désirs.
– Les vieilles habitudes des vieux annonceurs et des lecteurs ne vont pas se transférer en ligne…
– Même une pénalisation féroce (du partage) ne permettra pas de contenir des infractions massives et continues.
– Les sociétés de hardware et de software ne vont pas regarder les propriétaires de copyright comme des alliés, tout comme il ne verront pas leurs clients comme des ennemis (…).
– Et poursuivre en justice des gens qui adorent tellement un contenu qu’ils ont envie de le partager va surtout réussir à les énerver… »

Terrible scénario pour cette industrie à l’agonie. Terrible, l’adjectif est subjectif. Ce qui l’est moins, c’est qu’il s’agit de la réalité.

Alors au lieu de repenser le modèle industriel on préfère punir, jouer du lobby pour empêcher « l’impensable »

(…)

Lire le billet en entier

Thanx à Mikiane pour la vidéo. Elle a déjà 1 an, oui, je sais, ça fait peur …

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