Google Wave, une opportunité pour la presse ? « Les rédactions sont déjà dans les nuages ! » (Sergey Brin)

EDIT: Jeff Jarvis a Ă©crit un excellent article Ă  ce sujet … mon impression se conforte.

Google a présenté ce jeudi sa toute nouvelle plate-forme de création de contenus collaboratif, baptisée « Wave », amenée, selon ses concepteurs, à progressivement remplacer les discussions désynchronisées que nous entretenons tous les jours par mail.

Alors que les mĂ©dias traditionnels peinent Ă  trouver les outils qui leur permettront de renouveler leurs modèles de production, l’arrivĂ©e de cette plate-forme pourrait bien changer la donne en permettant aux newsroom du futur de s’Ă©tablir « quelque part dans les nuages », en rĂ©fĂ©rence au stockage des donnĂ©es numĂ©riques sur des serveurs distants, et non plus dans des bureaux physiques dont l’entretien et la location s’avèrent incroyablement coĂ»teux. C’est la question que j’ai posĂ©e Ă  Sergey Brin Ă  l’issue de la prĂ©sentation publique de Wave.

Par la mĂŞme occasion, Google se poserait ainsi en tant que logiciel de gestion de contenus universel (CMS), peu onĂ©reux et d’une fiabilitĂ© jusqu’Ă  prĂ©sent peu contestĂ©e, tout en permettant aux journalistes de se focaliser sur leur core-business, Ă  savoir la production de contenus Ă  forte valeur ajoutĂ©e, multimĂ©dia et en phase avec les attentes et habitudes de consommation de leurs nouveaux publics, plus jeunes, plus morcellĂ©s, mais aussi plus homogènes et dĂ©sireux de participer Ă  l’Ă©laboration de « l’Information ».

Avec Wave, les producteurs de contenus vont pouvoir collaborer Ă  distance, en temps rĂ©el, sur des supports enrichis par l’HTML 5 et la contextualisation sĂ©mantique. La mise Ă  jour en temps rĂ©el d’articles multimĂ©dia construits « à plusieurs mains » rendra l’information liquide (c’est-Ă -dire inscrite dans un continuum de temps non-fini) et permĂ©able aux inputs des individus connectĂ©s, qu’ils soient journalistes ou non, et Ă  fortiori aux feedbacks des utilisateurs. Le rĂ©sultat pourra bien sĂ»r ĂŞtre publiĂ© en ligne, sur tĂ©lĂ©phone mobile mais aussi en tĂ©lĂ©vision et, pourquoi pas, sur papier aussi, revalorisant par lĂ -mĂŞme l’une des dimensions essentielles de ce support, Ă  savoir la prise de recul face aux flux d’informations et leur instantanĂ©itĂ©, comme l’explique Stephanie Hannon, en charge de ce projet chez Google.

<

Notons enfin que Wave ne sera disponible dans un premier temps que pour les dĂ©veloppeurs ayant assistĂ© Ă  la confĂ©rence I/O et que, si des opportunitĂ©s assez intĂ©ressantes semblent se dessiner, d’autres Ă©cueils seront Ă  Ă©viter, notamment quant au respect de la vie privĂ©e et aux modèles Ă©conomiques basĂ©s uniquement sur la publicitĂ©, dont les revenus peuvent grandement varier et mettre en danger la perenitĂ© des mĂ©dias qui en dĂ©pendent trop fortement.

Plus d’infos:
Google Wave Developer blog
Google Wave APIs
Google Code blog
Google Wave Federation Protocol

Les « Frites de Bruxelles », contre-buzz parodique de « Baby, bay, baby »

Ok sur le principe … mais pourquoi « Les Frites de Bruxelles » et pas « Les Rillettes du Mans », « Les BĂ©tises de Cambrai », « Les Cons de Parisiens » ?

L’Obama de Poelkapelle, le Cousteau d’Ixelles et le Derrick d’Anderlecht

Chronique diffusée ce lundi 18 mai dans Matin Première (RTBF)

[audio:http://api.ning.com/files/sPtZHlm8Td8AaKaTIPTAuUxxWrieeQ8N3KOhfaceVstQRrvSI7gBP3TNaOq9CKP8VZBq675vFNdk-7tH7GOWV*uxZvm2CiL4/LPMAPEUR_Nouvelles_technologies_1852009_6911871.mp3]

Quand « Yes we can » devient « Yow we kunt » … Ă´ Belgitude ! (Thanx Ă  Charles pour le lien)

Et puisque nous sommes est dans la sĂ©rie « Ils sont prĂŞts Ă  tout pour qu’on fasse attention Ă  eux », restons-y. Jetez donc un oeil Ă  cette autre vidĂ©o, oeuvre du candidat bruxellois Geoffroy Coomans, et sobrement intitulĂ©e « Un homme politique qui se mouille pour vous »

Karim Majoros n’a quant Ă  lui pas hĂ©sitĂ© Ă  ressusciter Derrick et Ă  l’appeler Ă  la rescousse pour dĂ©fendre son programme.

Y’a pas de doute, la campagne Ă©lectorale est belle et bien lancĂ©e …

« The Internet killed journalism. At least, as we know it »

Journalism’s 3.0 Business Model(s)

(…) The Internet is evolving into a cloud of knowledge and data. Content independent of format. This precludes the possibility of a more widespread decline of the stand-alone website as an end-user experience. With RSS, XML, RDF, and a myriad of other formats available for users to build their own media experience, the Web is atomizing into a sea of data, rewritable and reusable in any way one sees fit.

These trends confuse more than just journalists (…)

Via @nicolasvoisin, @jeffmignon, @palafo et @iamkhayyam