« Pour un journalisme de guérilla » (Narvic)

Narvic s’offre un billet chez Versac, avec en toile de fond le numéro spécial du Courrier International « Mais où va la presse ? »

Parmi les contributions qu’il y a repérées, celle de la journaliste américaine Barbara Ehrenreich aux jeunes diplômés en journalisme de Berkeley (alternet.org) :

“Nous n’appartenons pas à une élite. Nous appartenons à la classe ouvrière, exactement comme tous les journalistes qui, pendant la plus grande partie de l’histoire des Etats-Unis, se sont toujours considérés comme des ouvriers. Nous pouvons être sous-payés, malmenés, renvoyés de façon arbitraire, comme n’importe quel ouvrier du secteur automobile, mécanicien, gouvernante d’hôtel ou hôtesse de l’air. Il y a cependant une différence. Un ouvrier du secteur automobile ne peut pas aller dans son garage et assembler des voitures à la main. Mais nous, les journalistes, nous ne pouvons pas nous arrêter de faire ce que nous faisons. Dans les années 1970, l’heure était au “journalisme gonzo”. Ce que nous devons faire aujourd’hui, c’est du journalisme de guérilla. Et rien ne nous arrêtera.”

Pour les mous du bulble, ça veut dire qu’un boulevard à 15 bandes est en train de s’ouvrir pour tout ceux qui seront capables de se sortir les doigts du cul et d’aller au turbin. Pour les autres, les bras cassés, les « fils de », les planqués, les encartés et les aristos autoproclamés de la Grande Presse à Papa, c’est sans doute la fin de la récré.

Toute la vérité sur le buzz de Kimberley !

On va arrêter de déconner deux secondes. Tout cette histoire d’étoiles tatouées sur la tronche, c’est pas juste un buzz orchestré par une agence de pub (depuis quand d’ailleurs les agences de pub savent orchestrer de VRAIS buzz ?).

En fait, c’est tout simplement une jeune ado qui s’est rendu compte, mais un peu tard, qu’elle avait déconné grave en demandant à un tatoueur en congé pénitentiaire de lui graver pour perpet la voie lactée sur la face cachée de la prune.

Elle était pourtant rentrée gonflée à bloc dans le salon d’encrassage du piércé, rapport à son père torché à mort qui lui avait répondu « t’es pas cap' » quand elle lui avait dit » Papa, t’es qu’un naze, avec les pieds 6 fois trop sur terre. Moi j’me projette dans l’avenir, j’ai des rêves de Starac et d’Susan Boyle, tu vas voir ta gueule quand je planterai mes mains dans l’tonbé d’Sunset Boulevard ».

Je n’ose pas vous le faire en flamand parce que ça risque de casser le mythe, mais je vous jure que Kimberley était sincère. Elle voulait juste sortir du cadre, ne pas faire comme toutes ces connes qui votent NVA ou Vlaaams Belang pour dire « Fuck The World ».

Après, évidemment, faut assumer. Et c’est là que ça se complique.   

Faut dire que le forcené à l’aiguille encrée n’avait pas fait les choses à moitié. A coté d’elle, Dora l’Exploratrice sous excta liquide aurait l’air de Candy dans la Petite Maison dans la Prairie E01S01 …

Du coup les choses se sont emballées. Kimberley a fait la fièrche évarouchée et a juré croix d’bois croix d’fer qu’elle voulait juste ressembler à Cindy Crawford, version points de beauté au coin de l’oeil. Hulk, lui, n’en n’a eu cure et lui a tendu la facture. Ce qui a mis Dark Vader de mauvaise humeur.

Et pour cause. Le fruit de ses couilles était parti en titrailles (<– super fier de celle-là !)

Bon, après, c’est juste une question d’agenda. Habitué à voter tous les 13 et 26 du mois, au 17 le Belge moyen s’emmerdait déjà. Alors quand s’est présenté l’occaze de faire passer pour des génies tous les crétins qui s’étaient vautrés aux exams de juin, La Presse a plongé à pieds joints.

Le reste, c’est une agence de com’ qui flaire le bon coup et ressuscite une url parquée chez OVH pour en faire un appli flash, une fin de semaine pourrie par la saison 3 de Secret Story et des fermiers qui se croient tout permis en squattant le square Montgomery.

Moi j’vous l’dit, le destin de Kimberley était écrit dans le maroille, fallait pas déconner avec les étoiles !

Catch me if you can (hope so …)

J’ai mis un peu d’ordre dans le fouillis numérique qui commençait à s’accumuler sur mes différents bureaux virtuels.

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En résumé, maintenant donne ça:

-> Mes tirages de plans sur le système solaire, mes small step professionnels et mes giant leap humanoïdes, c’est ici, sur Blogging The News.
-> Ma veille technologique et mes expérimentations journalistico-webesques pour le compte de mon employeur, c’est là, sur RTBF Labs.
-> En version 24/24h et en 140 signes, c’est sur Twitter
-> Et en version « La Totale pour la Postérité », c’est sur Damien Van Achter.com

Allez hop, same player shoot again 🙂

(crédit photo: peon.master, sur le forum Macbidouille)

Mon nouveau mantra professionnel: « On ne peut mesurer un phénomène sans l’influencer »

Si je ne devais retenir qu’une seule rencontre de mon récent voyage dans la Silicon Valley, il s’agirait sans aucun doute de celle avec David Nordfors, docteur en physique quantique et directeur du Research Center of Innovation Journalism à l’université de Stanford. J’ai bu ses paroles et, en toute modestie, je dois bien avouer qu’il est particulièrement réconfortant, intellectuellement, de voir certains de mes tirages de plans sur la comète être « validés » par un bonhomme de sa trempe. Genre: « l’objectivité journalistique est un leurre, mais fait le maximum pour être le plus droit possible dans tes bottes ,en relatant les faits le plus honnêtement possible »…

Bref, deux heures sur un petit nuage, avant d’en retomber très vite, son principal message étant « Journalistes, remettez-vous en question en permanence. Car les innovations que vous apporterez à votre métier pousseront les politiques à réinventer leur manière de gérer la chose publique »

Priceless … isn’t ?

Je vous laisse découvrir l’intégralité de l’interview qu’il a accordé à Jean-Yves Huwart (Entreprise Globale) lors de notre passage à Palo Alto. Jetez-vous aussi sur le blog de David Nordfors et prenez le temps d’y relire les minutes de la conférence qu’il a organisée à la mi-mai sur le thème « Journalism succeeding with innovation » (avec, notamment, Vint Cerf, Doug Engelbart etr une impressionnante brochette d’autres intervenants)