« Pour un journalisme de guérilla » (Narvic)

Narvic s’offre un billet chez Versac, avec en toile de fond le numéro spécial du Courrier International « Mais où va la presse ? »

Parmi les contributions qu’il y a repérées, celle de la journaliste américaine Barbara Ehrenreich aux jeunes diplômés en journalisme de Berkeley (alternet.org) :

“Nous n’appartenons pas à une élite. Nous appartenons à la classe ouvrière, exactement comme tous les journalistes qui, pendant la plus grande partie de l’histoire des Etats-Unis, se sont toujours considérés comme des ouvriers. Nous pouvons être sous-payés, malmenés, renvoyés de façon arbitraire, comme n’importe quel ouvrier du secteur automobile, mécanicien, gouvernante d’hôtel ou hôtesse de l’air. Il y a cependant une différence. Un ouvrier du secteur automobile ne peut pas aller dans son garage et assembler des voitures à la main. Mais nous, les journalistes, nous ne pouvons pas nous arrêter de faire ce que nous faisons. Dans les années 1970, l’heure était au “journalisme gonzo”. Ce que nous devons faire aujourd’hui, c’est du journalisme de guérilla. Et rien ne nous arrêtera.”

Pour les mous du bulble, ça veut dire qu’un boulevard à 15 bandes est en train de s’ouvrir pour tout ceux qui seront capables de se sortir les doigts du cul et d’aller au turbin. Pour les autres, les bras cassés, les « fils de », les planqués, les encartés et les aristos autoproclamés de la Grande Presse à Papa, c’est sans doute la fin de la récré.

0 réponse sur “« Pour un journalisme de guérilla » (Narvic)”

  1. @ODD et Vincent: Vous n’espérez quand même pas que je vous donne une solution ?
    @ODD Décrire son blog comme « le centre névralgique de son activité professionnelle » est une très belle formule. Tu as payé les droits ad hoc pour la réutiliser ?

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