Vous pouvez encore lire le New York Times sur papier …

… mais aussi assister en vidéo à la réunion de rédaction.

Peu importe le support d’origine d’un média, avec le numérique tout le monde est en concurrence avec tout le monde. Cet acte de « transparence » de la part du New York Times en dit très long sur l’état d’esprit qui règne dans cette vénérable rédaction (jetez à ce propos un oeil aux expériences menées au sein de leurs Laboratoires, ils sont très très fort !)

Loin du gadget (regardez bien ce TimesCast, il est scénarisé, monté, sonorisé, fignolé comme un vrai sujet …), cette initiative montre à quel point le shift qui est en train de se dérouler n’est pas du tout d’ordre technologique, mais bien philosophique.

Le Timecast du NYT: plongée au sein de la rédaction

Timecast: Un petit bijou de Community Management

Si je ne doute pas un seul instant que des questions du genre « et mon droit à l’image ? Et mon surplus de travail ? » ont dû survenir lors de la préparation de cette capsule,  les moyens mis en oeuvre pour la réaliser n’ont certainement pas dépassé deux petites caméras, un laptop et quelques heures de travail pour un individu capable de s’en servir pour raconter une histoire. Un investissement, certes, mais amplement justifié et dont la rentabilité à long terme est à mon sens assurée.

Outre la reliance qu’il crée avec les utilisateurs (le feedback que la rédaction va pouvoir récolter par ce biais va être qualitativement très intéressant à analyser), l’objet lui-même est conçu comme faisant partie de l’offre du NYT (cfr. le pré-roll publicitaire)

A nouveau, ce n’est pas tant le support qui est important que la manière de l’utiliser pour adresser un message, et surtout l’intention qui guide cette action. La transparence a du bon, sauf quand elle n’est qu’un cache-sexe ou un faire-valoir…

Ce contenu a été publié dans Carnet de Bord, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire