Bright Mirror, le récit imaginaire d’un futur plus optimiste

Chronique diffusée le 4 septembre 2018 sur La Première (RTBF)

Bright Mirror, le récit imaginaire d’un futur plus optimiste

On connaissait Black Mirror, la série à succès de Netflix, qui emmène à chaque épisode le spectateur à la découverte du futur. Un futur plutôt noir où on l’on découvre toutes les dérives de notre monde de plus en plus digitalisé et connecté….

On connaissait Black Mirror, la série à succès de Netflix, qui emmène à chaque épisode le spectateur à la découverte du futur. Un futur plutôt noir où on l’on découvre toutes les dérives de notre monde de plus en plus digitalisé et connecté. Damien Van Achter, fondateur du lab.davanac et professeur invité à l’IHECS propose de se pencher plutôt sur le Bright Mirror, l’exact opposé de la vision proposée par Black Mirror, ici il s’agit de raconter sous formes de récits créés à partir d’ateliers collectifs l’histoire d’un avenir plus utopique.

Une expérience qui prend le contre-pied de Black Mirror 

Si la série de Netflix explore l’univers des dystopies,  » c’est-à-dire des récits de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur  » explique Damien Van Achter. Bright Mirror est un projet qui propose au contraire la scénarisation collaborative d’imaginaires positifs. 

Menée en France depuis un an, l’expérience proposée par Bright Mirror vise à créer des récits collectifs qui visent à « remettre de l’utopie dans le futur » et « rendre le futur désirable ». Les récits sont écrits à partir d’ateliers d’écriture, encadrés par des auteurs, des sociologues, des experts en nouvelles technologies qui croient dans le besoin de remettre au premier plan des perspectives plus positives et utopiques. Six ateliers ont déjà eu lieu, avec en moyenne 60-70 personnes, des mesdames et messieurs Tout-le-monde mais concernés par le futur. Plus de 400 textes ont déjà été rédigés, sur des thèmes comme l’éducation, la santé, la mobilité.
 

Quand l’utopie devient réalité

Avec ces récits les organisateurs, avec Antoine Brachet en tête, font trois paris : celui de l’optimisme, de l’intelligence de tous et celui de la responsabilité.
Pour eux ces récits représentent une façon de se projeter en avant de manière imaginaire tout en rendant le monde présent, impactant, et en faisant de chacun des acteurs.

Grâce au numérique, qui est vu comme un outil et non une fin en soi, les participants se réapproprient des thèmes de Science-Fiction découverts ou redécouverts dans la série Black Mirror et les travaillent pour construire des scénarios positifs mais surtout tentent de les transformer en réalité.

La dimension très bénéfique de ces ateliers c’est qu’ils peuvent déboucher sur des actions concrètes: des agences gouvernementales, des collectifs de citoyens, des marques, ont décidé de partir de ces textes pour commencer à les mettre en pratique. Même si le mouvement en reste à ses débuts, il permet néanmoins à n’importe qui n’importe d’accéder aux textes (qui ont été publiés par le pure-player Usbek & Rica) et de tenter de les transformer en réalité.

Une initiative rendue possible grâce au numérique

Le 25 septembre prochain, dans une dizaine de petites et grandes villes de France se tiendra un « MultiBright Mirror ». Via un streaming au départ de Paris, les participants vont pouvoir de manière synchronisée élaborer des textes et des débuts de solutions sur des thèmes définis. Une initiative rendue possible grâce au vecteur que représente le numérique, un vecteur qui permet le partage et la co-construction de sens. En effet le numérique permet de mettre cette expérience à l’échelle, c’est à dire de la faire grandir, au profit de tous, puisque tous les textes, toutes les mise en pratique sont mise en open-source.

Pour l’instant aucune ville belge ne participe, mais tout qui le souhaite peut se manifester encore aujourd’hui auprès d’Antoine Brachet pour proposer d’organiser chez lui, dans sa commune ou dans sa ville, dans des maisons de jeunesse, des associations de quartiers, des ASBL qui accompagnent les jeunes et les moins jeunes dans l’écriture, un de ces ateliers « connectés ».

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