Apple approuve une 1ère application BitTorrent dans l’App Store | @TorrentFreak

This week the BitTorrent based “IS Drive” App was approved by Apple and added to the App store. The application allows users of Imageshack’s torrent download service to control and add torrent downloads through a handy interface. In addition, the App shows screenshots of completed video downloads.

Li{n}king The News: Semaine du 16 au 22 février 2009

Synthèse de la semaine écoulée, diffusée chaque lundi à 6h20 dans Matin Première (RTBF)
[audio:http://api.ning.com/files/ABRUlaz4WMGGJu61dlo-Z5UraphHDZJuuLXo9IZJPwF2YTqDZ4GJ4F1H1kSr5Ido7gVmFu3J8ZUik9-hfkgNZ3BVp64vMUJe/LPMAPNT_Nouvelles_Technologies_2322009_6545567.mp3]
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Wizzgo: La leçon de Napster n’a donc servi à rien ?

Est-on en train de vivre un de ces bis repetita dont seule l’Histoire a le secret ? Il est pourtant bien dit que même les ânes ne butaient pas deux fois sur la même pierre …  Et pourtant, la condamnation hier de Wizzgo (une société qui proposait aux internautes un service de « magnétoscope numérique personnel à distance ») me fait bigrement penser à celle de Napster en 2001.


p2p connection by ~SOL-EiL on deviantART

Alors qu’elle pensait avoir fait le plus dur, et plutôt que de chercher à évoluer et à mettre ses clients au centre de ses préoccupations, l’industrie du disque a mis 7 ans et crâmé plusieurs millions de $ pour tenter de supprimer une techonologie (le P2P) et empêcher l’avènement d’un bouleversement profond de la manière de consommer une musique désormais dématérialisée. Tout ça finalement pour venir pleurer derrière iTunes, inonder la toile de sonneries de téléphone pouraves  et, comble de l’ironie, tenter de faire revivre Napster.

Dans le cas de Wizzgo, les majors du programme télé M6 et TF1 ont eu sa peau (500.000 euros d’amende, vous appelez ça comment ?) en arguant de « contrefaçons des droits d’auteurs et des droits voisins ».

Ben oui, forcément … Un service où l’internaute choisi le programme télé qu’il veut enregistrer à distance et récupère ensuite le fichier pour le lire sur son ordi, son téléphone, son disque dur … ça a de quoi en défriser quelques uns.

Totalement disruptif par rapport au business model actuel du monde de la télé mais tellement en phase avec le mode de consommation d’utilisateurs plus que jamais actifs, Wizzgo est à mon sens condamné … à survire et à réapparaître ailleurs, autrement, sous un autre nom, sous une autre forme, avec encore plus d’utilisateurs déçus des pratiques dans lesquelles l’industrie de la télé à papa voudrait les enfermer, par sécurité, par contrôle, par peur du changement, par ignorance de ce qui se passe « en bas », …

Une industrie qui risque bien d’encore engloutir quelques milliards en DRM et autres crasses copyrightées empêchant le cross-media avant de se rendre compte qu’il vaut bien mieux « faire avec »  ses clients que « lutter contre » les vilains pirates ….

Une pétition en faveur du droit à la copie privée (ce qui n’est finalement rien d’autre que ce que Wizzgo propose)  a été mise en ligne. Elle a déjà récolté plus de 30.000 signatures.

(Thanx à Sam pour l’alerte)

Les patrons de la Sabam inculpés !

Selon l’Echo et De Tijd, la Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs (SABAM) et ses dirigeants ont été inculpés de falsification des comptes annuels, d’abus de confiance et de blanchiment d’argent. La falsification des comptes annuels aurait servi à camoufler de l’argent noir versé à un fonctionnaire des Finances et l’argent aurait été blanchi via l’asbl Caisse d’entraide et de solidarité de la Sabam, selon les quotidiens. Le président du conseil d’administration, Jacques Leduc, et l’administrateur délégué, Paul Louka, figurent parmi les inculpés.

Allélouia ! Il était grand temps de faire le ménage dans cette société privée (!) chargée, soi-disant, de collecter et de redistribuer aux auteurs/compositeurs le fruit de leur travail. Les discours rétrogrades et les attaques vexatoires de la Sabam en matière de droit d’auteurs et de copyrighting vont enfin pouvoir être décryptés à la lumière de l’honnêté intellectuelle et financière de ses dirigeants. L’hypocrisie crasse dont cette institution peut faire preuve dans « sa » lutte contre le piratage, aussi. (à lire à ce propos les excellents billets de François Schreuer, notamment sur le P2P et sur le récent procès gagné par la Sabam contre Scarlet)

M’est avis qu’on a pas fini de découvrir les cadavres qui hantent les placards de cette société campée sur une vision passéiste de la production et de la rémunération des oeuvres intellectuelles et qui, au lieu de travailler à l’aboutissement de sa mission initiale, a, selon l’acte d’accusation, emprunté des méthodes de voyoux pour constituer une caisse noire à son seul profit.

Shame on Them !